Étiquette : sentiments (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec le tome 2 des Cœurs de Ferraille

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, le tome 2 des Cœurs de ferraille, L’inspiration de Béka (alias du couple Bertrand Escaich et Caroline Rosque) et Jose Luis Munuera (éd. Dupuis, juin 2023, 72 pages), une BD à partir de 9 ans selon l’éditeur mais classée en adulte par ma médiathèque et qui met en scène d’autres personnages que ceux du tome 1 mais dans le même univers rétrofuturiste, les personnes mécaniques (robots) luttant pour leurs droits face aux personnes organiques.

Eva est une adolescente orpheline, vagabonde et débrouillarde, chapardant de-ci de-là pour se  nourrir avec son chien Jesper qui est à ses côtés depuis le meurtre de ses parents par des robots Limiers lorsqu’elle était enfant. Un jour, alors qu’elle cambriole une maison, elle découvre un livre qui va la bouleverser et la mettre en danger, ce livre étant l’un des derniers exemplaire écrits par un être mécanique, Weldon. Arrivera-t-elle à survivre aux Limiers lancés à sa poursuite sur les ordres d’un riche planteur suprémaciste Halfa prêt à tout pour faire disparaître l’écrivain? 

Ce tome est tout aussi réussi que le précédent, tant dans les thèmes abordés que dans les illustrations, poursuivant la thématique de la nature humaine via cette fois l’inspiration et la création artistique, ce qui fait écho aux débats actuels autour de l’intelligence artificielle. Les inégalités sociales sont toujours aussi marquées, les personnes mécaniques (robots) luttant pour leurs droits face aux personnes organiques, se révélant bien plus « humains », tant dans leurs sentiments (le tome 1) que dans leur créativité. Cela fait écho au sort des Afro-américains aux États-Unis, les robots étant bien plus que ce à quoi certains veulent les réduire. Encore un très bon moment de lecture! J’ai noté quelques passages gourmands avec les œufs au bacon.

Participation #6 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Espagne (dessinateur)

Participation #2 AAHM Challenge 2025 d’Enna

Participation #6 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Œufs au bacon

Au fil des pages avec le tome 1 des Cœurs de Ferraille

Venant de lire le tome 3, je me suis rendue compte que je n’avais pas chroniqué les deux premiers. En effet, après l’avoir repéré chez Bidib en février 2023, j’avais pu lire plusieurs mois après, en version numérique puis en version papier via ma médiathèque lors du AAHM Challenge 2024, le tome 1 des Cœurs de Ferraille, Debry, Cyrano et moi de Béka (alias du couple Bertrand Escaich et Caroline Rosque) et Jose Luis Munuera (éd. Dupuis, juin 2022, 72 pages), une BD à partir de 9 ans selon l’éditeur mais classée en adulte par ma médiathèque.

Iséa est une jeune fille solitaire, se plongeant dès qu’elle le peut dans Cyrano de Bergerac, film que lui a conseillé sa seule amie, Tal qu’elle ne rencontre que par écran interposé. Elle a  également reporté son amour filial sur sa nounou-robot, Debry, à défaut d’une mère aimante. Lorsque sa mère renvoie Debry, la jeune fille décide de s’enfuir pour la retrouver, avec l’aide d’un camarade de classe, Tilio. Les deux enfants arriveront-ils à se rendre dans la ville de Tulpia et à y retrouver Debry avant que des limiers ne les retrouvent?

J’ai apprécié me plonger dans ce monde rétrofuturiste et à l’ambiance sombre dans lequel les robots rappellent la condition des Afro-américains avant l’abolition de l’esclavage. La fugue des deux enfants fait immédiatement penser à celle des esclaves dans les les plantations de coton des États du Sud des États-Unis, avant la guerre de Sécession, certains réussissant à fuir en empruntant le chemin de fer souterrain.

Il y est ainsi question de l’amour maternel ou filial, des rapports entre mère et fille, d’amitié, d’inégalités sociales, de nature humaine, de vivre ensemble… Qui se révèle finalement le plus humain entre être organique et être mécanique et la plus représentative d’une mère aimante? Les sentiments tels que l’amour maternel ne sont-ils que l’apanage de l’être humain? Un très bon moment de lecture avec ce premier tome!

J’ai depuis lu, en version numérique via ma médiathèque, le tome 2, L’inspiration (éd. Dupuis, juin 2023, 72 pages) qui met en scène d’autres personnages comme Eva, une adolescente orpheline et vagabonde, accompagnée de son chien, qui va mettre sa vie en danger après avoir découvert un livre écrit par un robot, tout en poursuivant la thématique de la nature humaine via l’inspiration et la création artistique, ce qui fait écho aux débats actuels autour de l’intelligence artificielle ainsi que le tome 3, Sans penser à demain (éd. Dupuis, juin 2024, 72 pages) avec l’amour interdit entre Naïad, fille d’un riche industriel qui après une émeute entre humains et « robots » dans l’usine de son père, tombe amoureuse du Limier venu rétablir l’ordre.

Pour d’autres avis sur cette BD: Bidib (T1) et Nathalie (T1 et T2).

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Partie du corps: « Cœurs »

Participation # (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2024 de Bidib #Espagne (dessinateur)

Au fil des pages avec L’écureuil et le printemps

En ce 20 mars 2023, nous avons lu L’écureuil et le printemps de Sebastian Meschenmoser (éd. Minedition, 2009, 64 pages), un album jeunesse à partir de 3/4 ans et joliment illustré. Nous avions laissé l’écureuil, le hérisson et l’ours en pleine hibernation après leur découverte de la neige et nous les retrouvons se réveillant aux premières heures du printemps. Après avoir aperçu une jolie hérissonne, le hérisson se sent amoureux et suit les conseils de son ami l’écureuil afin de prouver sa bravoure pendant que l’ours profite de son côté des plaisirs et bienfaits de la Nature printanière. Le hérisson arrivera-t-il à conquérir le cœur de sa belle?

Il y est question du printemps, du sentiment amoureux et d’amitié. Comme dans L’écureuil et la première neige, l’auteur fait reposer une partie de son intrigue sur la pollution dans la forêt, ce qui nous a rendu bien triste pour l’hérisson. Les illustrations alternant double page sans texte et crayonnés apportent humour et tendresse dans la quête de séduction du hérisson et dans la recherche du parfait déguisement par l’écureuil, très inventif et qui renvoie à Don Quichotte de Cervantes. Encore un bon moment de lecture avec ce trio d’amis à l’innocence touchante!

Participation #17 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #Allemagne

Au fil des pages avec La grande fabrique de mots

J’ai lu La grande fabrique de mots d’Agnès de Lestrade et Valeria Docampo (éd. Alice Jeunesse, 2007), un album jeunesse à partir de 6 ans. Dans un monde dystopique où il faut acheter des mots pour les prononcer, il est bien difficile au pauvre Philéas d’ouvrir son cœur à la jolie Cybelle, surtout face au riche Oscar qui a suffisamment d’argent pour parler. Mais une belle déclaration d’amour tient-elle au nombre de mots prononcés?

Le monde dépeint dans cette histoire est bien sombre, la population ne parlant presque pas, les mots étant très chers, renforçant les discriminations sociales entre les pauvres et les riches, ces derniers portant des vêtements avec plein de lettres. Et pourtant, il est encore possible d’aimer sincèrement, par un regard, par un baiser et par quelques petits mots rares mais si précieux qui feront avoir des papillons dans le ventre. Les illustrations de Valeria Docampo complètent à merveille le texte d’Agnès de Lestrade, le rouge (de l’amour) effaçant page après page le marron fade. Un très bon moment de lecture tout en tendresse et en poésie avec cet album jeunesse qui réchauffera le cœur du lecteur avec les premiers émois amoureux de Philéas et Cybelle, malgré la noirceur de leur quotidien!

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Bâtiment: « Fabrique »

Participation #10 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #Argentine (illustratrice)

Au fil des pages avec Un Amour Américain

J’ai lu Un Amour Américain de Daniela Volpari (éd. Marmaille & Compagnie, 2015, 56 pages), un album jeunesse à partir de 6 ans selon l’éditeur. Marqué par son premier amour Laura dont il conserve précieusement une photo, James recherche toute sa vie cette femme aimée le temps d’un après-midi et qu’il ne peut oublier malgré les années, ce qui le ramènera aux États-Unis, après avoir parcouru le monde. En effet, après une carrière de musicien, James finit sa vie dans le Sud des États-Unis. Le fera-t-il en compagnie de Laura?

Les illustrations sont magnifiques et poétiques, nous immergeant dans la vie de James et de ses souvenirs, que ce soit à Shanghaï (et sa rencontre avec le magicien Go), à New York (et la jazz des années 30/40, ayant en tête alors les mélodies de Billie Holliday) ou dans le Sud des États-Unis en compagnie des lucioles dans les champs de coton et de maïs (et le passage gourmand avec le popcorn). Un très bon moment de lecture empreinte de mélancolie et d’une douce nostalgie qui parlera sans doute plus aux lecteurs adultes qu’aux jeunes enfants! L’histoire est finalement bien triste, celle d’un homme perdu dans son passé amoureux.

Participation #87 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Italie

Participation #40 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Maïs/Popcorn

« Older posts

© 2025 JOJO EN HERBE

Theme by Anders NorenUp ↑