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Point lecture hebdomadaire #14

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (avec surtout des romans) et celles en cours et sans doute à venir, avec deux passages à la médiathèque.

Nos lectures du 1er au 7 novembre 2021:

Des albums jeunesse:

  • (Album jeunesse) Jeu des différences d’Hervé Tullet

Nous lisons Jeu des différences d’Hervé Tullet (éd. Phaidon, 2011), un album jeunesse cartonné à partir de 3 ans dans lequel nous nous amusons à rechercher les différences à chaque double-page (formes, couleurs, personnages ou objets rigolos). Un très bon moment de lecture avec ce livre-jeu comme tous ceux que nous avons pu lire d’Hervé Tullet!

  • (Album jeunesse) Ah! Les bonnes soupes de Claude Boujon

Bien qu’Halloween soit passé, nous lisons Ah! Les bonnes soupes de Claude Boujon (éd. L’école des loisirs, 1994, rééd. 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans. La sorcière Ratatouille décide de concocter une soupe magique la rendant aussi belle qu’un mannequin des magazines. A défaut de recette dans ses grimoires, elle crée ses propres soupes qu’elle fait goûter à ses familiers (chauve-souris, crapaud, hibou..). Mais les soupes auront-elles l’effet escompté? Une histoire rigolote avec des soupes peu ragoûtantes et aux effets surprenants! 

Des romans jeunesse:

  •  (Roman jeunesse) Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker

J’ai fini de lire Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker et illustré par Jon Klassen (éd. Gallimard Jeunesse, 2017, 318 pages), un roman jeunesse à partir de 10 ans et qui a reçu le Prix Sorcières 2018 dans la catégorie « Carrément passionnant mini ». Au vu de l’illustration de couverture, je pensais que l’histoire se déroulait en automne or elle se passe au printemps, lors d’un mois d’avril, une guerre étant sur le point d’éclater.

Orphelin de mère, Peter, un jeune garçon âgé de 12 ans abandonne en pleurs et à contrecœur dans un bois Pax, son renard apprivoisé pour aller vivre, très loin de chez lui, chez son grand-père paternel, son père s’étant enrôlé. Mais dès la première nuit, le jeune garçon s’enfuit pour retrouver son renard. Après une mauvaise blessure, il trouve refuge chez Vola, une ancienne militaire vivant dans une maison isolée, encore traumatisée d’avoir perdu une jambe au combat et qui se prend d’affection pour Peter en le soignant. De son côté, le renard attend le retour de son petit garçon si différent des autres hommes et fait connaissance de renards sauvages, Hérissée et son petit frère Avorton. Peter retrouvera-t-il à temps et en vie Pax avant le début de la bataille?

Accompagnée de jolies illustrations en noir et blanc, l’histoire alterne à chaque chapitre entre le point de vue du renard et celui du petit garçon, chacun faisant des rencontres déterminantes pour leur vie future et qui permet au jeune lecteur de s’interroger sur les conséquences de la guerre vue à travers les yeux du renard Pax tant sur les êtres humains (« malades de guerre ») et en particulier les enfants que sur la faune et la flore. Il y est aussi question d’aventures, d’amitié, de courage, de libre-arbitre et de quête d’identité. Un très bon moment de lecture avec ce roman d’apprentissage!

  • (Roman jeunesse) Elsie Ciboulette apprentie sorcière de Kaye Umansky et Ashley King

J’ai également lu Elsie Ciboulette apprentie sorcière de Kaye Umansky et Ashley King (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 2019, 192 pages), un roman jeunesse pour les 8/10 ans.Dans le village de Petipont, Elsie Ciboulette accepte l’offre d’emploi de Magenta Vif, la sorcière rouge de la forêt pour être gardienne de sa tour pendant une semaine. Or la jeune fille s’était jurée de ne jamais pratiquer la magie. Mais que faire face à un corbeau ronchon, deux voisines inquiétantes, une jeune nymphe timide et amoureuse d’un bûcheron plus préoccupé par sa personne et qui attend avec impatience un philtre d’amour que devait lui préparer la sorcière avant son départ?

Accompagnée d’illustrations en noir et blanc, l’histoire plaira à de jeunes lecteurs avec cette histoire avec des rebondissements certes, pour un lecteur adulte, prévisibles mais avec de bons sentiments qui font la part belle à l’amitié et à l’entraide comme dans tout roman d’apprentissage, avec une sorcière plus fée marraine que méchante.

  • (Roman) Les Terriens de Sayaka Murata

Je lis Les Terriens de Sayaka Murata (éd. Denoël, 2021, 242 pages), un roman japonais bien plus sombre et noir que ne le laisse supposer le hérisson tout mignon de la couverture. Je retrouve dès les premières pages le style et les préoccupations sociétales que l’autrice avait déjà abordées dans Konbini (le poids de la famille et de la société japonaise, le conformisme social, le bonheur…).

Comme chaque été, pour le festival de l’O-Bon, Natsuki et Yû, deux cousins du même âge se retrouvent chez leurs grands-parents, dans la haute montagne d’Akishina. Les deux enfants, âgés d’environ 10/11 ans, sont inséparables et amoureux l’un de l’autre. Ils se réfugient tous deux dans un monde imaginaire. Natsuki a  pour seul ami sa peluche hérisson doté de pouvoirs magiques, Pyûto. Elle est une mahô shôjo (une magicienne pouvant jeter des sorts avec sa baguette magique pour sauver le monde comme Sailor Moon par exemple) pour affronter la maltraitance familiale (sa mère la rabaissant et la frappant) ou les viols subis par le professeur de ses cours privés. Yû est lui aussi spécial: il est un extraterrestre, comme le lui répète sans cesse sa mère, une femme divorcée et suicidaire, attendant le retour de son vaisseau spatial pour regagner sa planète, Pohapipinpobopia. Ils se font la promesse de survivre, quoi qu’il arrive.

Comment se construire et survivre pour les deux enfants face à de telles violences (physiques, sexuelles, psychologiques)? Natsuki et Yû tentent de ne pas finir Terrien dans la grande Fabrique à humains où chaque adulte devient un outil en travaillant et/ou en procréant. Mais le soir des funérailles du grand-père, les deux cousins sont séparés par leur famille. 

De cette première partie, j’ai trouvé touchant et révoltant ce que subit Natsuki, enfant victime qui ne trouve aucun adulte ni ami pour l’aider au point de songer au suicide. Il m’est revenue en tête un principe d’éducation bienveillante selon lequel il ne faut pas coller d’étiquette à un enfant, Natsuki se déclarant la poubelle de sa famille ou bien encore Yû que sa mère divorcée et suicidaire traite d’extraterrestre.

Puis nous sommes projetés 23 ans plus tard, avec le retour de Natsuki avec son mari Tomoomi dans la maison familiale d’Akishina et ses retrouvailles avec son cousin Yû, sans emploi. Natsuki a fait un mariage arrangé avec Tomoomi qui adhère à la théorie de la grande Fabrique (mariage sans sexe et sans enfants), ce que leurs parents respectifs découvrent. Akishina sera-t-il comme autrefois une bulle salvatrice ou réouvrira-t-il les blessures du passé? A partir de ce moment-là, le roman bascule petit à petit dans la folie et l’horreur jusqu’au dégoût (tentative d’inceste, meurtre, cannibalisme). Un roman étrange et dérangeant que j’ai failli ne pas finir!

  • (Roman jeunesse) Les incorrigibles enfants de la famille Ashton, Une étrange rencontre de Maryrose Wood (T1)

Après Les Terriens, j’ai choisi une lecture jeunesse, plus légère et rigolote avec le tome 1 des Incorrigibles enfants de la famille Ashton, Une étrange rencontre de Maryrose Wood (éd. Flammarion Jeunesse, 2015, 310 pages). Fraîchement diplômée de l’Académie Swanburne pour les filles pauvres mais intelligentes, Penelope Lumley devient la gouvernante, à 15 ans, des Incorrigibles enfants – Alexandre approchant les 10 ans, Beowulf les 7 ans et Cassiopée d’à peine 4 ou 5 ans, des enfants élevés par des loups et trouvés, lors d’une partie de chasse de Lord Fredrick sur le Domaine Ashton. Grâce aux enseignements de Penelope, les trois enfants sauvages se révèlent extraordinairement brillants et bien élevés, en quelques semaines à peine. Mais cela sera-t-il suffisant pour le bal de Noël de Lady Constance?

Malgré son jeune âge, Penelope Lumley est pragmatique, optimiste et attachante, mettant en application toute la théorie apprise à l’Académie Swanburne et en faisant preuve de bon sens, ce qui semble manquer aux parents adoptifs des trois enfants, Lady Constance étant, à 20 ans, plus occupée par son apparence et l’organisation de son premier bal de Noël et Lord Fredrick par son almanach, son club londonien et à exhiber les trois enfants lors de ce bal. De nombreux mystères entourent le passé des trois enfants comme celui de la jeune gouvernante ou bien encore la nature de Lord Fredrick. Peut-être aurais-je des réponse dans le tome 2.

Le style d’écriture de Maryrose Wood est plaisant, avec le point de vue de la jeune gouvernante faisant penser à Mary Poppins et qui accompagne ses réflexions de citations d’Agatha Swanburne, la fondatrice de l’Académie ou bien encore la façon de parler des trois enfants. Un bon moment de lecture avec ce premier tome qui enchaîne les situations fantasques à l’époque victorienne tout en rappelant les us et coutumes de l’époque (la nursery, les domestiques…) et que j’aurai pu garder pour Noël!

Ma lecture en cours:

(Roman jeunesse) Les incorrigibles enfants de la famille Ashton, En route pour Londres! de Maryrose Wood (T2)

Après avoir fini le tome 1, j’ai enchaîné avec le tome 2, Les incorrigibles enfants de la famille Ashton, En route pour Londres! de Maryrose Wood (éd. Flammarion Jeunesse, 2015, 360 pages) et m’arrête dimanche soir au chapitre 13 (240 pages lues). Après le désastre du bal de Noël, Lady Constance se désespère de voir finis les travaux de la vieille maison Ashton. Alors, quand Penelope demande l’autorisation d’emmener les trois enfants à Londres, voilà quasiment toute la maisonnée qui part pour un séjour à Londres, les époux Ashton ayant loué un manoir sur Muffinshire Lane.

Mais le séjour ne se passe pas vraiment comme l’optimiste gouvernante l’avait imaginé entre un étrange guide touristique offert par Charlotte Mortimer, les troublants propos d’une gitane diseuse de bonne aventure et la présence du juge Quinzy emmenant les enfants au zoo… Heureusement pour elle, il y a eu sa rencontre avec Simon Harley-Dickinson qui pourrait devenir un précieux allié pour Penelope. En apprendrons-nous un peu plus sur le passé des trois enfants mais aussi celui de Penelope? 

Nos lectures laissées pour le moment de côté:

  • (Roman) Les Annales du disque-monde, La huitième couleur de Terry Pratchett (T1)

Je n’ai pas repris non plus cette semaine la lecture du tome 1 des Annales du disque-monde, La huitième couleur de Terry Pratchett (éd. L’Atalante, 1996, rééd. 2014, 252 pages), un classique de fantasy paru pour la première fois en Grande-Bretagne en 1983 avec le voyage de Deuxfleurs, un riche touriste dans la cité mal famée d’Ankh-Morpork, non parce qu’elle ne me plaisait pas mais parce que je venais à la date limite d’emprunts d’autres livres. J’en suis donc toujours à la page 54.

  • (Roman jeunesse) Charlock, Attaque chez les Chats-Mouraïs de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (T4)

Avec les vacances, nous avons également mis de côté notre lecture du tome 4 de Charlock, Attaque chez les Chats-Mouraïs de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2021, 77 pages), un roman jeunesse pour les 8/10 ans et qui est paru le 20 octobre 2021. Cette fois-ci, Charlock enquête en 2020 à Tokyo sur d’étranges chats. Nous le reprendrons la semaine prochaine.

Au fil des pages avec le tome 1 des Tribulations d’Esther Parmentier

J’ai lu, je dirai même j’ai dévoré, Les tribulations d’Esther Parmentier, Cadavre haché Vampire fâché, Une enquête sang pour sang de Maëlle Desard (éd. Rageot, 2019, 383 pages), un roman jeunesse pour adolescents repéré chez Tiphanya dans ses coups de cœur.

Du jour au lendemain, Esther Parmentier, une jeune femme de 19 ans apprend qu’elle est une sorcière et devient sorcière stagiaire de la Division Grand Est de  l’ACDCS – l’Agence de Contrôle et de Détection des Créatures Surnaturelles. Bien qu’étant notée 2 sur 82 sur l’échelle des pouvoirs, la jeune femme a la capacité de résister aux pouvoirs de séduction des créatures. Elle est alors plongée dans un monde magique jusque-là totalement inconnu et fait la connaissance de son nouveau patron Verner, un loup-garou alpha et de ses improbables collègues: Dario un djinn séducteur, Mireille une sorcière surpuissante, Marine une banshee, Roger une goule affamée et même Mozzie un fantôme accro aux jeux de rôle en ligne. Esther fait ainsi ses premiers pas en tant que sorcière stagiaire auprès de l’agent Loan, un vampire qui est chargé d’enquêter sur l’affaire du Ghost Challenge avec de nombreuses disparitions inquiétantes d’adolescents à Strasbourg et alentour. Des créatures surnaturelles seraient-elles responsables de ces disparitions?

La narration est à l’image du titre du roman, avec de nombreuses références à la pop culture et beaucoup d’humour. Avec une écriture pétillante, rythmée et moderne, Maëlle Desard a développé tout un univers magique qui bouscule un peu les codes entre une Terre peuplée de créatures surnaturelles aux compétences revisitées et de portails la reliant au Sidh. J’ai également beaucoup apprécié le personnage de Mozzie et la façon dont l’autrice a retranscrit par des smileys et kaomojis sa façon virtuelle de communiquer.

Esther Parmentier est une jeune femme qui a un tempérament explosif, avec une belle répartie et qui ne se laisse pas faire par son tuteur, l’agent Loan, même si au vu de son inexpérience du monde magique et de son jeune âge, elle arrive quand même à tout démêler très rapidement, grâce à ses capacités en informatique. Un très bon moment de lecture en compagnie d’Esther, une sorcière atypique mais attachante tout comme ses coéquipiers! J’ai déjà noté qu’un deuxième tome est paru. Au passage, je valide la case 14 « Plume féminine » du bingo.

Pour un autre avis sur ce tome 1: Samarian.

Participation #25 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Roman jeunesse et Case 14 du bingo

Participation #69 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Point lecture hebdomadaire #12

En ce (presque) début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (avec beaucoup de BD jeunesse) et celles en cours et sans doute à venir, avec deux passages à la médiathèque et un autre à la librairie pour le dernier tome de Charlock.

Nos lectures du 18 au 24 octobre 2021:

Des BD jeunesse:

  • (BD jeunesse) Petit Poilu, Mémé Bonbon de Pierre Bailly et Céline Fraipont (T4)

Nous lisons le tome 4 de Petit Poilu, Mémé Bonbon de Pierre Bailly et Céline Fraipont (éd. Dupuis, 2008, rééd. 2012), une BD jeunesse sans texte à partir de 3 ans. Attiré par des bonbons, Petit Poilu est fait prisonnier par Mémé Bonbon qui le fait travailler dans sa fabrique de bonbons. Parviendra-t-il à se libérer? Dans ce tome, il est question de l’attitude à avoir face à un adulte que l’on ne connaît pas: comment accorder à sa confiance et comment faire face à un adulte qui se révèle trop autoritaire. Encore une chouette aventure de Petit Poilu, un petit bonhomme curieux et débrouillard!

  • (BD jeunesse) Amelia Woods, Le manoir de Lady Heme de Carole Breteau et Morgane Lafille (T1)

Je lis le tome 1 du diptyque Amelia Woods, Le manoir de Lady Heme de Carole Breteau et Morgane Lafille (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2021), une BD jeunesse fantastique dans laquelle en 1899, Amelia Woods venue étudier les oiseaux migrateurs à St-Mickael’s Bay est rattrapée par le passé mystérieux et magique de sa mère, récemment décédé. Un premier tome introductif pour les jeunes lecteurs (les révélations se faisant rapidement) et qui me donne envie de connaître la suite, ayant apprécié les illustrations!

  • (BD jeunesse) Chaque jour Dracula de Loïc Clément et Clément Lefèvre

Je lis aussi Chaque jour Dracula de Loïc Clément et Clément Lefèvre (éd. Delcourt Jeunesse, 2018), une BD jeunesse à partir de 9 ans avec un jeune Dracula victime de harcèlement scolaire, les traits du vampire me rappelant ceux d’Épiphanie dans le tome 1 de L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur également illustrée par Clément Lefèvre. Un bon moment de lecture!

  • (BD jeunesse) Ninn, Magic City de Jean-Michel Darlot et Johann Pilet (T5)

Je lis le tome 5 de Ninn, Magic City de Jean-Michel Darlot et Johann Pilet (éd. Kennes, 2021, 64 pages), une BD jeunesse à partir de 9 ans et qui commence par un résumé des tomes précédents. Ninn retourne dans les Grands Lointains avec ses amis, Ulrika et Chad. Cette fois-ci, direction Magic City, un ancien parc d’attractions abandonné depuis plus d’un siècle et qui se révèle très inquiétant. Les trois amis font connaissance d’enfants qui tentent de survivre dans cet inquiétant parc, une entité magique les pourchassant. Parviendront-ils sains et saufs à quitter ce lieu? Un bon moment de lecture dans ce monde parallèle magique qui se finit sur un cliffhanger! J’apprécie toujours autant les illustrations.

  • (BD jeunesse) Les Croques de Léa Mazé (T2 et T3)

La semaine dernière, j’avais lu le premier tome du triptyque, Les Croques de Léa Mazé qui finissait sur un fort suspense. Rejointe dans ma lecture par Syl, j’ai lu en fin de semaine le tome 2, Oiseaux de malheurs (éd. de la Gouttière, 2019) et le tome 3, Bouquet final (même éditeur, 2020) qui clôt l’enquête de Céline et Colin, des jumeaux adolescents dans le cimetière attenant aux pompes funèbres gérées par leurs parents. Un très bon moment de lecture avec ce thriller jeunesse à partir de 9/10 ans! LC prévue avec Syl pour le dernier tome le 1er novembre 2021.

  • (BD jeunesse) Des lumières dans la nuit de Lorena Alvarez (T1 et T2)

Attirée par l’illustration de couverture, j’ai emprunté à la médiathèque le diptyque Des lumières dans la nuit de Lorena Alvarez (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2018 (T1) et 2019 (T2)), des BD jeunesse à partir de 9/10 ans et qui s’inspire des souvenirs d’enfance de l’autrice colombienne. Dans le premier tome, je découvre l’histoire de Sandy, une petite fille qui passe ses journées seule à dessiner et à inventer des histoires, que ce soit le soir avant de se coucher ou pour échapper aux cours stricts et austères de l’école catholique qu’elle fréquente. Un jour, elle fait connaissance d’une nouvelle élève, Morfie qui s’intéresse de façon de plus en plus angoissante à ses dessins. Il y est question de créativité enfantine, d’ami imaginaire et de repli sur soi, Sandy s’enfermant de plus en plus dans son monde imaginaire au point de se couper de son entourage. Un bon moment de lecture avec un soupçon de magie avant tout pour les illustrations très oniriques!

Puis j’enchaîne avec le second tome, Hicotea. Je m’attendais à une suite du premier tome, pensant en apprendre plus sur Morfie. Or il s’agit d’une histoire tout à faite indépendante de la première, Sandy laissant libre cours à son imagination lors d’une sortie scolaire, après avoir découvert une carapace de tortue vide. Il y est question cette fois de fable écologique magnifiquement illustrée.

  • (BD jeunesse) La brigade des cauchemars, Nicolas de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (T2)

Je lis également le tome 2 de La brigade des cauchemars, Nicolas de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (éd. Jungle, coll. Frissons, 2018, rééd. 2020), une BD jeunesse à partir de 11 ans et qui permet d’en savoir plus sur la clinique du sommeil tout en soignant un nouveau patient adolescent, Nicolas. LC prévue avec Syl le 8 novembre 2021.

  • (BD jeunesse) Le loup en slip se les gèle méchamment de Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet (T2)

Nous lisons le tome 2 du Loup en slip, Le loup en slip se les gèle méchamment de Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet (éd. Dargaud, 2017, rééd. 2018, 40 pages), une BD jeunesse à partir de 5 ans et qui peut être lu seul par des jeunes lecteurs sachant lire en écritures majuscules et qui n’en oublie pas le lecteur adulte avec un clin d’œil à la fin aux Vieux Fourneaux. Avec le début de l’hiver, le loup se les gèle. Mais que se gèle-t-il? Les habitants de la forêt vont tenter de le découvrir rapidement afin d’éviter que le loup en slip redeviennent un grand méchant loup. Encore un très bon moment de lecture avec ce deuxième tome qui aborde avec humour la pauvreté et les inégalités sociales!

  • (BD jeunesse) La famille Vieillepierre, Le voyage de Kaï de Joe Todd-Stanton (T3)

Nous lisons enfin le tome 3 de La famille Vieillepierre, Le voyage de Kaï de Joe Todd-Stanton (éd. Sarbacane, 2020), une BD jeunesse à partir de 5/6 ans. Après les légendes islandaises et égyptiennes, cette fois-ci nous partons en Chine. Wen et sa fille Kaï sont appelés par les villageois d’un village attaqué par un monstre. Alors que Kaï pense qu’une grande aventure les attend, sa mère Wen les emmène dans une grande bibliothèque  pour trouver une solution dans les livres. La petite fille s’ennuie très vite jusqu’à ce qu’elle trouve un vieux parchemin contant les exploits du Roi des Singes. Serait-ce le début de l’aventure tant recherchée pour la jeune fille? L’histoire de cette petite fille attachante, à la fois impatiente et intrépide comme peut l’être un jeune enfant est très joliment illustrée. Il y est question de transmission familiale, d’aventures, d’autonomie et de légendes chinoises. Un très bon moment de lecture!

Un roman jeunesse:

  • (Roman jeunesse) La pathétique histoire de Birdie Bloom de Temre Beltz

J’ai fini de lire La pathétique histoire de Birdie Bloom de Temre Beltz (éd. Seuil Jeunesse, 2019, 351 pages), un roman jeunesse pour les 9/12 ans. Le narrateur est un livre qui nous raconte, à travers essentiellement des notes de bas de page, ce qui semble être une improbable amitié entre une vieille sorcière et une jeune orpheline du Foyer Salles-Cardeur à Fabulia. Un bon moment de lecture avec ce roman jeunesse qui aborde l’amitié et la confiance en soi!

Ma lecture en cours:

(Roman) Les Annales du disque-monde, La huitième couleur de Terry Pratchett (T1)

Je suis en train de lire le tome 1 des Annales du disque-monde, La huitième couleur de Terry Pratchett (éd. L’Atalante, 1996, rééd. 2014, 252 pages), un classique de fantasy paru pour la première fois en Grande-Bretagne en 1983 avec le voyage de Deuxfleurs, un riche touriste dans la cité mal famée d’Ankh-Morpork. Ce dernier recherche l’aventure et se fait guider par un mage traîne-ruisseau, Rincevent. Bien insouciant et imprudent en distribuant ses pièces d’or, Deuxfleurs fait une proie facile pour les brigands de la cité. Mais est-ce vraiment le cas? L’histoire est loufoque, l’auteur s’amusant à inventer tout un univers farfelu et des mots-valises avec des apartés destinés au lecteur.

Nos prochaines lectures envisagées:

  • (Roman jeunesse) le tome 4 de Charlock, Attaque chez les Chats-Mouraïs de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2021, 77 pages), un roman jeunesse pour les 8/10 ans
  • (Roman jeunesse) Sacrées Sorcières de Roald Dahl et illustré par Quentin Blake (éd. Gallimard Jeunesse, Folio Junior, n°613, 1990, rééd. 2001, 238 pages), un roman jeunesse paru pour la première fois en 1983

Au fil des pages avec le tome 1 de Magic Charly

Cet été, j’avais lu le tome 1 de la trilogie Magic Charly, L’apprenti d’Audrey Alwett (éd. Gallimard Jeunesse, 2019, 416 pages), un roman jeunesse fantasy à partir de 12 ans et avec une magnifique illustration de couverture de Stan Manoukian. C’est aussi une lecture commune (T1 et/ou T2) dans le cadre du Challenge Halloween 2021.

Charly Vernier, un adolescent noir de 14 ans vit seul avec sa mère à Aix-en-Provence, cette dernière étant la directrice de son école, L’école des Allumettes Hurluberlu et son chat blanc. Mais après 5 ans d’absence, sa grand-mère maternelle, Dame Mélisse vient habiter chez eux bien affaiblie, ayant complètement perdu la mémoire. Le monde de Charly s’en trouve alors totalement chamboulé, ce dernier découvrant tout un pan de son passé depuis longtemps enfoui: il fait partie d’une famille de Magiciers.  Sa grand-mère n’est pas devenue sénile mais ses souvenirs lui ont été volés. Il décide donc d’apprendre la magie et devient un apprenti magicier auprès de Maître Lin qui a bien connu Dame Mélisse. Cela sera-t-il suffisant pour sauver sa grand-mère? Heureusement, il pourra compter sur deux élèves de son école, sa meilleure amie June qui n’a pas sa langue dans la poche et qui passe son temps à rechercher la meilleure bêtise à faire sans craindre les conséquences contrairement à Charly, plus posé et qui fait tout pour éviter les conflits et aussi la très sérieuse et mystérieuse Sapotille.

Comme dans tout tome introductif, Audrey Alwett prend le temps de poser le décor très riche et détaillé en emmenant le lecteur dans un monde magique à la fois drôle et fantaisiste, même si on sent déjà un côté sombre et inquiétant. Avec une imagination foisonnante couplée à un vocabulaire déjanté fait de mots inventés et de mots-valises, l’autrice fourmille d’idées magiques farfelues comme par exemple, Pépouze, une serpillière animée qu’on voudrait bien aussi adopter, des grimoires volants ou des citrolles pour se déplacer ou bien encore des gourmandises magiques qu’on dégusterait bien comme des beignets de prédiction avec beaucoup de sucrétincelle, des apocachips, des croissoleils ou même des madeleines de réconfort. On retrouve certes des allusions plus ou moins prononcées à Harry Potter ou au Disque-Monde mais Audrey Alwett a su créer un univers bien à elle, ce qu’elle avait déjà fait en tant que scénariste de Princesse Sara, une BD jeunesse. 

Puis  l’histoire s’accélère et j’enchaîne alors les chapitres, découvrant comme Charly avec enthousiasme ou inquiétude le monde bien codifié des Magiciers comme peut l’être celui des quiétons (ceux qui vivent sans magie et sans même connaître son existence). Il est ainsi question de quête initiatique, d’amitié, de secrets de famille et de complots. D’autre part, au-delà de la dimension magique, ce premier tome aborde des questions sociétales comme par exemple les dérives du pouvoir politico-judiciaire, le marché parallèle de magie qui est présentée comme une ressource rare, les inégalités de classe ou bien encore la mort, la vieillesse…

Un très bon moment de lecture en compagnie d’un trio d’adolescents attachants et qui se termine en plein suspense! Au passage, je coche la case 12 « French touch » du bingo puisque l’histoire se passe dans la ville revisitée d’Aix-en-Provence et dans une ville fictive de Bretagne, Thadam. Le troisième et dernier tome, Après tout, le déluge est prévu pour septembre 2022. Mais avant cela, je consacrerai, dimanche prochain, un billet au tome 2, Bienvenue à Saint-Fouettard lu ce mois-ci. 

Pour d’autres avis sur le tome 1: Chicky Poo, Tiphanya (IG), Hilde, Blandine (et son trio) et Lou.

Participation #15 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Roman jeunesse et case 12 du bingo

Participation #65 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Participation #69 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Gourmandises magiques

Au fil des pages avec Pome

Pour cette nouvelle lecture commune avec Hilde, nous avons lu Pome de Marie Desplechin et Magali Le Huche (éd. Rue de Sèvres, 2018), une BD jeunesse à partir de 8/9 ans et qui est une adaptation du roman éponyme lu l’année dernière et la suite de Verte. Une année s’est écoulée depuis que la jeune adolescente Verte a découvert ses dons de sorcière et a pu, malgré le sortilège de sa mère Ursule, retrouver son père Gérard grâce à l’aide magique de sa grand-mère maternelle, Anastabotte et de son ami Soufi initié à la sorcellerie malgré son statut de garçon.

Depuis, Soufi a déménagé et Verte a fait la connaissance de son grand-père paternel, Raymond. La jeune fille a une vie bien remplie: elle poursuit son apprentissage de la sorcellerie au coté d’Anastobotte tout en s’entraînant au foot avec son père et Soufi. Pourtant, il semble lui manquer quelque chose pour être totalement épanouie. Verte a accepté sa part d’héritage de sorcière mais aimerait partager ce secret avec son père, ce qui lui est formellement interdit. Et si sa rencontre avec Pome, une autre sorcière de son âge, allait tout changer? En effet, avec leurs nombreux points communs, les deux jeunes filles deviennent très vite inséparables tant au collège que pour apprendre la sorcellerie.

Comme dans Verte, il est question de préoccupations que pourraient avoir des lecteurs pré-adolescents ou adolescents dans leurs rapports familiaux et amicaux. Par exemple, Verte se demande si Pome et Soufi s’entendront. Pome connaît les mêmes difficultés que Verte a pu connaître dans le tome précédent, la jeune fille vivant seule avec sa mère aussi sévère qu’Ursule et sans avoir connu son père. Il est également question de l’égalité entre les sexes et de discriminations, seules les femmes pouvant pratiquer la magie. Et Verte, apprentie sorcière un brin rebelle, entend bien changer les choses, tenant de son père qui ne réserve pas, dans son métier d’entraîneur, le foot aux garçons.

J’ai une nouvelle fois bien apprécié le personnage d’Anastabotte à la fois mamie poule, toujours prête à faire des crêpes entre deux sortilèges et sorcière coquette, n’oubliant jamais de remettre du rouge à lèvre lorsque Raymond est dans les parages. D’ailleurs, Verte, Pome et Soufi s’aperçoivent de cette attirance réciproque et vont s’en mêler en utilisant la magie. Le personnage de Raymond, en papi poule, est également attachant.

La BD est fidèle au roman de Marie Desplechin (éd. L’école des loisirs, 2008, 153 pages) mais sans reprendre totalement l’écriture en polyphonie (qui permet à chaque personnage de l’histoire de donner son ressenti). Les illustrations de Magali Le Huche retranscrivent la touche d’humour et d’espièglerie que contient le texte originel de Marie Desplechin. Gourmande comme je suis, j’ai également noté une différence dans le goûter d’Anastabotte qu’elle donne à Verte et Pome après leur cours de sorcellerie. Dans le roman, elle sort son gaufrier (p.51) alors que dans la BD, elle prépare des crêpes. J’avais d’ailleurs fait des gaufres lors du RAT gourmand d’Halloween 2020. Et cette année, j’ai fait des crêpes comme Hilde.

Un bon moment de lecture avec cette BD jeunesse à l’illustration de couverture très automnale! Il ne reste plus qu’à attendre si elle paraît un jour l’adaptation en BD du troisième tome de cette trilogie, Mauve dont j’avais lu le roman l’année dernière.

Pour un autre avis sur ce tome 2 de la BD jeunesse: Hilde et Chicky Poo.

Participation #12 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Sorcière et BD jeunesse

Participation #62 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrices françaises

Participation #67 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Crêpes

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