Étiquette : Peter Pan

Au fil des pages avec Peter Pan de Kensington

Après avoir grandement apprécié son interprétation d’Un chant de Noël, une histoire de fantômes (éd. Dargaud, novembre 2022, 80 pages), à Noël dernier, j’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Peter Pan de Kensington  de Jose Luis Munuera (éd. Dargaud, août 2024, 96 pages), une BD jeunesse selon l’éditeur mais que je conseillerai pour les adolescents et qui adapte Le Petit Oiseau blanc de James Matthew Barrie paru en 1902 et qui mentionnait pour la première fois le personnage de Peter Pan, avant la pièce de théâtre de 1904 et le roman éponyme de 1911.

Dans les jardins de Kensington, à Londres, Maimie Mannering, une fillette de six ans s’est perdue à la nuit tombée et ne sait pas comment rentrer chez elle. Elle demande de l’aide à Peter Pan qui la conduit auprès de la Reine des fées qui leur soumet une énigme improbable. Le temps est compté. Ils ont jusqu’au lever du jour pour la résoudre sinon la fillette restera bloquer dans le parc à tout jamais. Y parviendront-ils à temps?

J’ai une nouvelle fois bien apprécié cette lecture, même si je n’ai pas lu le roman originel de 1902, seulement Peter Pan dont on retrouve le côté sombre et cruel dans sa façon de se comporter, par moment, avec la fillette. J’ai également apprécié ce petit peuple de la nuit qui prend vie dans le parc, la Reine des fées étant le double nocturne de la Reine Victoria dans une version reprenant les caricatures satiriques des journaux de l’époque victorienne et qui apporte une touche de légèreté et d’humour au récit bien sombre.

Il y est ainsi question d’enfance, de la place de l’enfant au sein de la famille, en particulier de la perte d’un enfant, de deuil, d’oubli, d’amour parental ou filial, de mortalité enfantine… Le monde de l’enfance peut basculer à tout moment, tout tenant dans un équilibre précaire entre merveilleux et cruauté, à l’image de la vie, théâtre de la tragédie humaine. Les illustrations sont magnifiques, entre réalisme et onirisme, entre innocence enfantine et peurs nocturnes, la mort hantant les lieux. Comme le lui demande Peter Pan, que peut bien être Maimie? Et même Peter lui-même? Un très bon moment de lecture bien que les thèmes abordés soient sombres et tristes! Cela m’a donné envie de lire l’œuvre illustrée par Arthur Rackham, Peter Pan dans les jardins de Kensington (éd. Bibliothèque nationale de France, rééd. décembre 2021, 128 pages), une version réduite de  James Matthew Barrie, n’ayant pas réussi à dénicher Le Petit Oiseau blanc.

Je coche au passage ma première case du bingo du Challenge Contes et Légendes « une BD ».

Participation #1 Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #Classique jeunesse anglais

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Prénom: « Peter »

Participation #1 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Espagne (Dessinateur) et Royaume-Uni/Écosse (Auteur)

Point lecture hebdomadaire #4

En ces derniers jours d’août 2021, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière, celle en cours et sans doute nos prochaines.

Nos lectures du 23 au 29 août 2021:

Cette semaine, il y a surtout en albums jeunesse des relectures, en particulier des emprunts qu’il faut bientôt rendre à la médiathèque comme Les Mûres, Jojo l’ombrelle et Tout ce qu’il faut pour faire une cabane mais aussi des histoires Pat’Patrouille et une histoire, en anglais, des Octonauts et qui reprennent des épisodes des séries éponymes.

Des albums jeunesse:

  • Petite baleine de Jo Weaver

Nous lisons Petite baleine de Jo Weaver (éd. Kaléidoscope, diff. L’École des Loisirs, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans et aux magnifiques et douces illustrations bleutées. Il est temps pour Petite Baleine de quitter les eaux chaudes des mers du Sud, là où il est né, pour rejoindre avec sa mère les eaux froides du Nord, là où vit le reste de sa famille. Commence un long périple initiatique avec son lot d’aventures et de rencontres faisant vivre au baleineau de multiples émotions (émerveillement, fatigue, peur et joie par exemple). Un très bon moment de lecture en compagnie de Maman baleine et de son petit!

  • Petit Renard offre des boules de neige d’Ulrike Motschiunig et Florence Dailleux

Nous lisons aussi Petit Renard offre des boules de neige d’Ulrike Motschiunig et Florence Dailleux (éd. Minedition, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans. Je sais, c’est l’été mais quand j’ai vu à la médiathèque cet album jeunesse sur la table des nouveautés je n’ai pu résister. En hiver, un renardeau doit se reposer bien à l’abri de la tempête de neige mais il s’ennuie de ses amis. Il leur prépare alors une surprise et une aussi à sa mère. Une belle histoire toute mignonne à relire cet hiver ou à Noël!

Une BD jeunesse:

Nous lisons Le loup en slip de Wilfrid Lupano, Mayanna Itoïz et Paul Cauuet (éd. Dargaud, 2016, rééd. 2018), une BD jeunesse à partir de 5 ans. Il s’agit du premier tome sur les 6 déjà parus. Un loup terrifie tous les habitants de la forêt. Mais un loup en slip est-il vraiment méchant? Et que faire lorsque la peur du loup n’a plus de raison d’être? Un très bon moment de lecture avec cette BD jeunesse!

Un cosy mystery:

Après avoir vu Alexielle en parler sur le groupe FB du Mois Anglais, j’ai lu à mon la nouvelle de M. C. Beaton, La première enquête d’Agatha (éd. Albin Michel, ), disponible gratuitement sous format ebook et que j’ai réussi à lire sans liseuse, sur mon téléphone portable. Même si c’est une nouvelle, elle est très courte mais elle permet de découvrir une jeune Agatha Raisin, âgée de 26 ans, à ses débuts professionnels comme secrétaire dans une agence de communication londonienne et pourtant déjà à s’immiscer dans une enquête de police, en devenant l’agent de Sir Bryce Teller, un riche philanthrope soupçonné d’avoir assassiné son épouse.

Je la retrouve égale à elle-même, d’un caractère bien trempé, fonceuse, faisant fi des convenances et résolvant l’enquête malgré elle, au grand dam des policiers qui en sont chargés. Il y a même la première rencontre entre Agatha et un jeune adolescent de 15 ans, Roy Silver (j’avais imaginé une différence d’âge plus importante entre les deux). 

Des romans jeunesse:

  • (Roman) Anne d’Avonlea de Lucy Maud Montgomery (éd. Monsieur Toussaint Laventure, 2021, 344 pages)

Reprenant cette lecture au chapitre 15, je la termine en laissant dernière moi non plus Anne jeune fille mais une jeune femme qui part étudier à l’université de Redmond avec Gilbert, ce dernier souhaitant devenir médecin. Deux années se sont écoulées, Anne ayant mûri tout en laissant encore (même si moins) vagabonder son imagination. Elle se fait toujours aussi facilement de nouvelles amitiés, que ce soit auprès de ses jeunes élèves que des habitants d’Avonlea ou des alentours. Une lecture plaisante même si moins riche en péripéties que le premier tome!

  • Peter Pan de James Matthew Barrie (éd. Librio, rééd. 2017, 143 pages)

Blandine m’ayant donné envie de le lire après sa semaine thématique en mai 2021, je lis, à mon tour, Peter Pan de James Matthew Barrie, paru pour la première fois sous forme de pièce de théâtre puis de roman en 1911. De Peter Pan, je connaissais le dessin animé Disney de 1953, Hook ou la revanche du Capitaine Crochet de Steven Spielberg (1991) avec dans les rôles-titres Robin Williams (Peter Pan adulte) et Julia Roberts (la fée Clochette) et plus récemment Peter Pan de P.J. Hogan (2003).

Je me plonge ainsi dans le conte originel en retrouvant Wendy et ses deux frères, s’envolant d’un Londres victorien pour suivre Peter Pan et la fée Clochette au pays de l’Imaginaire et son île merveilleuse, les enfants perdus, les pirates du Jolly Ranger et le Capitaine Crochet (et sa peur d’être dévoré par le crocodile), les Indiens et autres créatures imaginaires… Mais je découvre aussi un Peter Pan bien plus sombre et tyrannique voire cruel, faisant tout pour ne pas grandir ni voir les autres le devenir, une façon pour lui de faire taire toute douleur en lui et d’oublier son passé, en particulier sa mère. En faisant venir Wendy, il offre une figure maternelle aux enfants perdus ainsi qu’à lui, même s’il refuse d’accepter que lui aussi recherche désespérément cette mère aimante et à tout jamais perdue. Un très bon moment de lecture et un retour en enfance et son imagination débordante!

Ma lecture en cours:

L’enfant Pan d’Arnaud Druelle (éd. Gulf Stream, 2021, 231 pages)

Dimanche, je finis Peter Pan et enchaîne en fin d’après-midi avec L’enfant Pan d’Arnaud Druelle (éd. Gulf Stream, 2021, 231 pages), un roman jeunesse à partir de 13 ans et m’arrêtant en soirée au chapitre 11, Peter Hawkson ayant été capturé par les pirates du Jolly Ranger. Il s’agit d’une histoire se déroulant bien avant le conte originel avec le placement de Peter à L’Oiseau Blanc, école d’éducation morale pour garçons située à Londres, dans l’East End, à Londres dans laquelle il a été placé après son passage devant le juge, en 1881 puis ses débuts au Pays-de-Nulle-Part, avant qu’il ne devienne Peter Pan. J’y retrouve les enfants perdus, les fées ou plus exactement des sylphes – Malice et Etincelle et le Jolly Ranger commandé par la redoutable capitaine Jane Crown. 

© 2025 JOJO EN HERBE

Theme by Anders NorenUp ↑