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Point lecture hebdomadaire #5

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière, celle en cours et sans doute nos prochaines.

Nos lectures du30 août au 5 septembre 2021:

Des albums jeunesse:

  • (Album jeunesse) Le Grand Poulpe d’Angélique Villeneuve et Anaïs Brunet

Nous lisons Le Grand Poulpe d’Angélique Villeneuve et Anaïs Brunet (éd. Sarbacane, 2018), un album jeunesse à partir de 5 ans. Un grand poulpe se définit à travers chacun de ses 8 tentacules, sauf un qui semble ne servir à rien jusqu’à ce qu’une murène le lui dévore. Il est question d’identité, d’amour avec un poulpe amoureux d’une femme-homard et de résilience avec ce huitième tentacule qui repousse un peu. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux illustrations colorées qui nous permet de finir l’été au bord de la mer!

  • (Album jeunesse) Le talisman du loup de Myriam Dahman, Nicolas Digard et Júlia Sardà (éd. Gallimard Jeunesse, 2020)

J’avais repéré il y a un moment cet album jeunesse et attendais l’automne (je sais, c’est encore l’été) pour le lire, attirée par la magnifique illustration de couverture de Júlia Sardà. Très loin dans le Nord, un loup vit dans la forêt avec un secret, à savoir écouter le chant mélodieux d’une jeune femme qui le rend heureux. Mais un jour, la jeune femme endeuillée ne chante plus. Le loup part alors à la recherche d’un talisman. Un très bon moment de lecture avec ce conte d’une amitié entre un loup et une jeune femme!

Des BD/Roman graphique:

  • (BD jeunesse) 3 nouvelles aventures de Polo de Régis Faller (T4)

Nous lisons 3 nouvelles aventures de Polo de Régis Faller (éd. Bayard Jeunesse, 2016), une BD jeunesse à partir de 2 ans et sans texte comprenant trois histoires: Polo dans l’espace (une histoire d’amitié entre Polo et des extraterrestres dont le vaisseau spatial est tombé en panne), Polo et la flûte magique et Polo (une aventure extraordinaire où il est question d’orque, de flûte magique, de tapis volants et d’amitié) et sa bonne étoile (Polo venant en aide à un vieil homme qui deviendra le Père Noël).  Il y est question d’aventures, de rêves et d’amitié avec Polo, un personnage attachant que nous avions découvert avec Polo et le dragon.

  • (Roman graphique) Peau d’Homme d’Hubert et Zanzim

Après l’avoir vu à de nombreuses reprises, sous des avis plutôt positifs, sur Instagram, j’ai lu à mon tour Peau d’Homme d’Hubert et Zanzim (éd. Glénat, 2020, 160 pages), un roman graphique pour les adolescents, à partir de 15/16 ans et qui a reçu de nombreux prix comme par exemple le Fauve des Lycéens à Angoulême en 2021.

Dans l’Italie de la Renaissance, alors qu’elle est sur le point de se marier, Bianca, une jeune femme de 18 ans de bonne famille découvre un secret de famille bien gardé qui lui est révélé par sa marraine: une peau d’homme qui lui permet en l’enfilant de devenir un homme, Lorenzo et ainsi approcher son futur mari, Giovanni pour mieux le connaître, ce dernier se révélant homosexuel et tombant amoureux d’elle ou plutôt de son double masculin, Lorenzo.

Il est ainsi question des rapports Homme/Femme, de genre et de sexualité avec une jeune femme indépendante et émancipée, qui veut avoir le choix de choisir son époux et de disposer de son corps comme elle l’entend et non de se voir imposer un mariage arrangé et un jeune homme homosexuel contraint au mariage et qui doit taire son orientation sexuelle au regard des pressions et même persécutions sociétales et religieuses.

Une lecture dans l’ère du temps, avec une héroïne féministe bien que pensée et dessinée par deux hommes, Hubert y ayant mis une part autobiographique. De ma lecture, j’en retiendrai certes une réflexion, parfois drôle et burlesque même si bien moins légère qu’il n’y paraît, sur la condition de la femme mais celle surtout  d’une personne homosexuelle voire transsexuelle, Bianca apparaissant plus souvent en Lorenzo et la question de la masculinité étant plus présente que celle de la féminité.

Des romans:

  • (Roman jeunesse) L’enfant Pan d’Arnaud Druelle

Je finis lundi L’enfant Pan d’Arnaud Druelle (éd. Gulf Stream, 2021, 231 pages), un roman jeunesse  à partir de 13 ans et commencé la veille. Au Pays-de-Nulle-Part, l’enfant Pan, Egon se sent bien triste et seul sans sa sœur et d’autres enfants. Deux sylphes – Malice et Etincelle sont envoyées à Londres, en 1881, pour lui ramener un ami. C’est ainsi qu’un groupe d’enfants placés à L’Oiseau Blanc, école d’éducation morale pour garçons dans l’East End, dont Peter Hawkson arrivent au Pays-de-Nulle-Part. Ils y font la rencontre d’Egon, des pirates du Jolly Ranger commandé par la redoutable capitaine Jane Crown ainsi que des Indiens de la Tribu des Kabakos et autres créatures fantastiques comme les sirènes ou les gubbins.

Mais les garçons sont venus avec leur passé douloureux et ne forment pas un groupe soudé, certains étant amis avec Peter comme Jimmy Jarvis et d’autres ennemis comme Eddy Squeeler. Ce nouveau monde qui leur semble plein d’espoir comporte également sa part d’ombre. Le Pays-de-Nulle-Part se prépare-t-il à un nouveau cycle avec un nouvel enfant Pan?

Une bonne lecture avec ce roman jeunesse qui me ramène aux origines de Peter Pan, l’auteur dont ce préquel est son premier roman, ayant sa propre idée sur les raisons qui poussent Peter Pan à ne pas vouloir grandir et aussi sur sa future rivalité avec le Capitaine Crochet. La recherche d’une figure maternelle omniprésente dans le conte originel de James Matthew Barrie ne l’est pas ici puisqu’il est avant tout question de figer le temps dans le temps de l’enfance – une enfance joyeuse et insouciante, faisant la part belle à l’imagination et l’amitié et ainsi de bloquer la roue du temps qui inéluctablement fait qu’un enfant devient adulte.

  • (Cosy Mystery) Son espionne royale et la fiancée de Transylvanie de Rhys Bowen (T4)

J’ai pu enfin emprunter à la médiathèque le tome 4 de Son espionne royale (et aussi le 6 que je garde pour le moment de côté vu qu’il se passe à Noël, le 5 n’étant pas disponible), Son espionne royale et la fiancée de Transylvanie de Rhys Bowen (éd. Robert Laffont, coll. La bête noire, 2020, 345 pages), un cosy mystery. J’ai bien apprécié retrouver Lady Georgiana qui une fois encore doit empêcher un incident diplomatique et enquêter sur un meurtre à l’arsenic dans un huis-clos dépaysant en novembre 1932.

En effet, cette fois-ci, tout se passe bien loin de l’Angleterre, Lady Georgiana devant représenter la Couronne britannique lors du mariage de la princesse de Roumanie, Maria Theresa, ancienne camarade d’école en Suisse et le prince de Bulgarie organisé dans un château isolé par la neige et inquiétant, le château de Bran en Transylvanie. Il y a également Darcy et Belinda, même si moins présente et fantasque et aussi un nouveau personnage, Queenie, la nouvelle femme de chambre de Lady Georginia sans oublier la mère de la jeune femme. On sent bien à quel point l’autrice s’amuse en rendant hommage au Dracula de Bram Stoker. Une lecture rapide et toujours aussi plaisante!

  • (Roman) Les Sorcières de Pendle de Stacey Halls

Entamant mes lectures halloweenesques, je lis ensuite Les Sorcières de Pendle de Stacey Halls (éd. Michel Lafon, 2020, 399 pages), un roman historique prenant comme toile de fond un procès ayant eu lieu en Angleterre, dans le Lancashire en 1612.

Il s’agit avant tout de l’histoire initiatique de Fleetwood Shuttleworth, une jeune châtelaine de 17 ans et enceinte pour la quatrième fois après trois fausses couches. Marquée par ces fausses couches qui privent son mari Richard d’héritier, elle pense pouvoir aller cette fois-ci jusqu’à son terme grâce à l’aide d’Alice Gray, une jeune femme guérisseuse, à peine plus âgée qu’elle, qu’elle engage comme sage-femme. Mais bientôt, Alice Gray fait partie d’une chasse aux sorcières diligentée par un ami des époux Shuttleworth, Roger Nowell, ancien haut sheriff qui entend bien impressionner le Roi en faisant condamner le plus possible de sorcières lors du procès de Pendle.

Sans aucune magie, il y est question de la condition de la femme au début du XVIIe siècle. En effet, on sait que sous couvert de sorcellerie, de nombreuses femmes ont été persécutées et condamnées. D’ailleurs, dans le roman, Roger n’hésite pas à menacer Fleetwood que son comportement pourrait l’amener à être elle-aussi arrêtée pour sorcellerie, son statut social ne la protégeant pas. Et si Fleetwood n’en était pas une au sens noble du terme? Une femme courageuse et indépendante, prête à tout pour vivre comme elle entend. Un bon moment de lecture!

Ma lecture en cours:

(Roman) La fabrique de poupées d’Elizabeth Macneal

En week-end, je commence à lire La fabrique de poupées d’Elizabeth Macneal (éd. Presse de la Cité, 2019, 471 pages) jusqu’à la page 304 qui se déroule à Londres, en 1850 où va bientôt avoir lieu l’Exposition universelle au Crystal Palace.

Dans ce roman choral, s’y croisent Iris Whittle, une jeune femme de 21 ans à la clavicule déformée, travaillant avec sa sœur jumelle Rose, à la beauté à jamais gâchée par la variole, dans un magasin de poupées et rêvant d’être artiste peintre, Silas Reed, taxidarmiste amateur de macabre et de curiosités qui rêve de voir exposer ses trouvailles comme des chiens siamois empaillés au Crystal Palace, Albie un jeune orphelin débrouillard de 10 ans vivant avec sa sœur aînée se prostituant dans un taudis et Louis Frost, jeune artiste fortuné faisant partie de la FPR – Fraternité préraphaélite qui voudrait voir son talent reconnu et qui est à la recherche d’un nouveau modèle.

Le roman est à la fois un roman social, en décrivant les bas-fonds londonien de l’époque victorienne avec son lot de misères et de débrouillardises avec Albie, un roman d’amour entre Iris et Louis mais aussi un thriller avec l’inquiétant Silas. Quelle fin attend Iris?

Nos prochaines lectures envisagées:

  • (Roman jeunesse illustré) Alice, De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll et illustré par Benjamin Lacombe et traduite dans sa version intégrale par Henri Parisot (éd. Soleil, coll. Métamorphose, 2016, 295 pages), un roman jeunesse pour les adolescents, à partir de 13 ans. Après nos billets communs avec Blandine autour d’Alice au pays des Merveilles, nous avons eu envie de prolonger nos lectures avec la suite. LC prévue pour le 18 septembre 2021.
  • (Livre de recettes) Le pain perdu du Petit Poucet et autres recettes de contes de fées de Seymourina Cruse et Marie Caudry (éd. Thierry Magnier, 2014), un livre de recettes dans lequel j’ai bien envie d’en tester certaines pour les Gourmandises de Syl.
  • (Roman jeunesse) Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott et illustré par Thomas Gilbert (éd. L’école des loisirs, coll. Illustrés classiques, 2019), un roman jeunesse à partir de 13 ans et qui est une version abrégée du texte originel.

Point lecture hebdomadaire #4

En ces derniers jours d’août 2021, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière, celle en cours et sans doute nos prochaines.

Nos lectures du 23 au 29 août 2021:

Cette semaine, il y a surtout en albums jeunesse des relectures, en particulier des emprunts qu’il faut bientôt rendre à la médiathèque comme Les Mûres, Jojo l’ombrelle et Tout ce qu’il faut pour faire une cabane mais aussi des histoires Pat’Patrouille et une histoire, en anglais, des Octonauts et qui reprennent des épisodes des séries éponymes.

Des albums jeunesse:

  • Petite baleine de Jo Weaver

Nous lisons Petite baleine de Jo Weaver (éd. Kaléidoscope, diff. L’École des Loisirs, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans et aux magnifiques et douces illustrations bleutées. Il est temps pour Petite Baleine de quitter les eaux chaudes des mers du Sud, là où il est né, pour rejoindre avec sa mère les eaux froides du Nord, là où vit le reste de sa famille. Commence un long périple initiatique avec son lot d’aventures et de rencontres faisant vivre au baleineau de multiples émotions (émerveillement, fatigue, peur et joie par exemple). Un très bon moment de lecture en compagnie de Maman baleine et de son petit!

  • Petit Renard offre des boules de neige d’Ulrike Motschiunig et Florence Dailleux

Nous lisons aussi Petit Renard offre des boules de neige d’Ulrike Motschiunig et Florence Dailleux (éd. Minedition, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans. Je sais, c’est l’été mais quand j’ai vu à la médiathèque cet album jeunesse sur la table des nouveautés je n’ai pu résister. En hiver, un renardeau doit se reposer bien à l’abri de la tempête de neige mais il s’ennuie de ses amis. Il leur prépare alors une surprise et une aussi à sa mère. Une belle histoire toute mignonne à relire cet hiver ou à Noël!

Une BD jeunesse:

Nous lisons Le loup en slip de Wilfrid Lupano, Mayanna Itoïz et Paul Cauuet (éd. Dargaud, 2016, rééd. 2018), une BD jeunesse à partir de 5 ans. Il s’agit du premier tome sur les 6 déjà parus. Un loup terrifie tous les habitants de la forêt. Mais un loup en slip est-il vraiment méchant? Et que faire lorsque la peur du loup n’a plus de raison d’être? Un très bon moment de lecture avec cette BD jeunesse!

Un cosy mystery:

Après avoir vu Alexielle en parler sur le groupe FB du Mois Anglais, j’ai lu à mon la nouvelle de M. C. Beaton, La première enquête d’Agatha (éd. Albin Michel, ), disponible gratuitement sous format ebook et que j’ai réussi à lire sans liseuse, sur mon téléphone portable. Même si c’est une nouvelle, elle est très courte mais elle permet de découvrir une jeune Agatha Raisin, âgée de 26 ans, à ses débuts professionnels comme secrétaire dans une agence de communication londonienne et pourtant déjà à s’immiscer dans une enquête de police, en devenant l’agent de Sir Bryce Teller, un riche philanthrope soupçonné d’avoir assassiné son épouse.

Je la retrouve égale à elle-même, d’un caractère bien trempé, fonceuse, faisant fi des convenances et résolvant l’enquête malgré elle, au grand dam des policiers qui en sont chargés. Il y a même la première rencontre entre Agatha et un jeune adolescent de 15 ans, Roy Silver (j’avais imaginé une différence d’âge plus importante entre les deux). 

Des romans jeunesse:

  • (Roman) Anne d’Avonlea de Lucy Maud Montgomery (éd. Monsieur Toussaint Laventure, 2021, 344 pages)

Reprenant cette lecture au chapitre 15, je la termine en laissant dernière moi non plus Anne jeune fille mais une jeune femme qui part étudier à l’université de Redmond avec Gilbert, ce dernier souhaitant devenir médecin. Deux années se sont écoulées, Anne ayant mûri tout en laissant encore (même si moins) vagabonder son imagination. Elle se fait toujours aussi facilement de nouvelles amitiés, que ce soit auprès de ses jeunes élèves que des habitants d’Avonlea ou des alentours. Une lecture plaisante même si moins riche en péripéties que le premier tome!

  • Peter Pan de James Matthew Barrie (éd. Librio, rééd. 2017, 143 pages)

Blandine m’ayant donné envie de le lire après sa semaine thématique en mai 2021, je lis, à mon tour, Peter Pan de James Matthew Barrie, paru pour la première fois sous forme de pièce de théâtre puis de roman en 1911. De Peter Pan, je connaissais le dessin animé Disney de 1953, Hook ou la revanche du Capitaine Crochet de Steven Spielberg (1991) avec dans les rôles-titres Robin Williams (Peter Pan adulte) et Julia Roberts (la fée Clochette) et plus récemment Peter Pan de P.J. Hogan (2003).

Je me plonge ainsi dans le conte originel en retrouvant Wendy et ses deux frères, s’envolant d’un Londres victorien pour suivre Peter Pan et la fée Clochette au pays de l’Imaginaire et son île merveilleuse, les enfants perdus, les pirates du Jolly Ranger et le Capitaine Crochet (et sa peur d’être dévoré par le crocodile), les Indiens et autres créatures imaginaires… Mais je découvre aussi un Peter Pan bien plus sombre et tyrannique voire cruel, faisant tout pour ne pas grandir ni voir les autres le devenir, une façon pour lui de faire taire toute douleur en lui et d’oublier son passé, en particulier sa mère. En faisant venir Wendy, il offre une figure maternelle aux enfants perdus ainsi qu’à lui, même s’il refuse d’accepter que lui aussi recherche désespérément cette mère aimante et à tout jamais perdue. Un très bon moment de lecture et un retour en enfance et son imagination débordante!

Ma lecture en cours:

L’enfant Pan d’Arnaud Druelle (éd. Gulf Stream, 2021, 231 pages)

Dimanche, je finis Peter Pan et enchaîne en fin d’après-midi avec L’enfant Pan d’Arnaud Druelle (éd. Gulf Stream, 2021, 231 pages), un roman jeunesse à partir de 13 ans et m’arrêtant en soirée au chapitre 11, Peter Hawkson ayant été capturé par les pirates du Jolly Ranger. Il s’agit d’une histoire se déroulant bien avant le conte originel avec le placement de Peter à L’Oiseau Blanc, école d’éducation morale pour garçons située à Londres, dans l’East End, à Londres dans laquelle il a été placé après son passage devant le juge, en 1881 puis ses débuts au Pays-de-Nulle-Part, avant qu’il ne devienne Peter Pan. J’y retrouve les enfants perdus, les fées ou plus exactement des sylphes – Malice et Etincelle et le Jolly Ranger commandé par la redoutable capitaine Jane Crown. 

Notre mois bloguesque d’août 2021

Calanques – Saint-Aygulf

Boréon – Haute-Vésubie

C’est le début du mois de septembre alors voici un petit retour bloguesque sur août 2021, entre lectures, activités pour les enfants et balades au bord de l’eau ou dans l’arrière-pays, dans les Alpes-Maritimes ou dans le Var (même s’il a fait chaud, avec une période caniculaire et surtout le terrible incendie dans le Massif des Maures).

Écureuil roux

Comme pour juillet, j’ai été moins présente sur le blog, ayant privilégié des billets hebdomadaires sur nos dernières lectures. Peut-être vais-je continuer sur ce rythme en septembre en attendant octobre et la nouvelle édition du challenge Halloween de Lou et Hilde. J’ai d’ailleurs déjà commencé à préparer ma future PAL halloweenesque qui sera très certainement entamée dans quelques jours…

Saint-Jean-Cap-Ferrat

Nos fins d’après-midi et débuts de soirée se sont souvent ressemblés en allant à la plage pour pique-niquer, que ce soit celle de Villefranche-sur-Mer ou de Saint-Jean-Cap-Ferrat avec bien sûr des livres dans les sacs de plage.

Base Nature – Fréjus

Pendant notre escale varoise, malgré l’incendie heureusement bien loin de nous (nous avons senti la fumée surtout le matin et avons vu le passage des canadairs), nous avons quand même pu profiter des calanques et surtout de la Base Nature pour faire du vélo et contempler la pleine lune bien rouge.

En juillet, nous avions fait le plein de nouveaux livres à la médiathèque, avec 84 emprunts. Nous avons presque tout fini de lire en cette fin août, à l’exception de trois romans pour moi. Cela ne nous a pas empêché de faire un passage à la médiathèque lors de notre escale varoise.

Voici d’ailleurs mon petit bilan de participations pour ce mois d’août:

  • Challenge Petit Bac d’Enna: les 11e et 12e lignes sont en cours
  • Challenge Contes et Légendes de Bidib: 4 participations dont un billet thématique sur Baba Yaga, le mois d’août étant dédié aux contes et légendes slaves
  • Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et FondantGrignote:  2 participations gourmandes
  • Challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie: 2 participations même si j’ai également lu La Belle et la Bête, le mois d’août étant dédié à l’Amour
  • Challenge Les Étapes Indiennes de Hilde et Blandine: 2 participations
  • Challenge A Year in England de Lou, Titine et Cryssilda: 1 participation
  • Challenge British Mysteries de Hilde et Lou: 1 participation
  • Challenge Lire au féminin de Tiphanya: 7 participations
  • Challenge cottagecore de Missycornish: 3 participations 

Outre les cahiers de vacances, nous avons fait aussi quelques activités manuelles et artistiques. Par exemple sur Instagram pour c’est l’été avec Maman Fouine nous avons réalisé des petits crabes, m’étant inspirée de Maman happycultrice et @mes_tresses_charlotte pour l’idée des crabes et de Dessine-moi une histoire pour celle des boucles en feutres Posca que nous avons transformées en algues.

Nous avons enfin fini le mois avec une sortie vers Aiglun, dans l’arrière-pays grassois et le canyon du Riolan. Place désormais à la rentrée scolaire, en rangeant nos (re)lectures estivales pour laisser place à celles automnales. Bon mois de septembre!

Point lecture hebdomadaire #3

La semaine dernière, nous sommes passés à notre médiathèque estivale pour des emprunts de quelques jours. Alors voici, avec un peu de retard, notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière et celle en cours. Certains des livres ont déjà été rendus et ne sont donc pas présents sur la première photo d’illustration de ce billet.

Nos lectures du 16 au 22 août 2021:

Des albums jeunesse:

  • Comme un grand de Rachel Bright et Jim Field

Nous lisons Comme un grand de Rachel Bright et Jim Field (éd. Deux coqs d’or, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Petit Loup se sent fort et grand et veut être le chef de la meute. Il pense pouvoir tout faire tout seul. Mais lorsque la meute part chercher un nouvel abri, le louveteau se perd. Parviendra-t-il à se débrouiller comme un grand? Il est question d’autonomie, d’entraide, d’amitié et de famille. Grandir c’est aussi compter sur ses amis et sa famille. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux jolies illustrations hivernales!

  • Gipsy Panda de Quentin Gréban

Puis nous lisons également Gipsy Panda de Quentin Gréban (éd. Mijade, 2011), un album jeunesse à partir de 3 ans. Le quotidien doux et tranquille de Gipsy Panda est mis à mal avec l’arrivée d’une poule dans sa roulotte. Un très bon moment de lecture avec cette histoire rigolote, le lecteur sachant avant le panda la présence de la poule, ce qui provoque forcément le rire! Nous apprécions toujours autant les illustrations de Quentin Gréban, ici avec un panda tracassé et une poule un brin farceuse malgré elle. A noter toutefois que les plus jeunes lecteurs ne comprendront pas les propos de la biquette à la première page, cette dernière traitant le panda de voleur de poule. L’auteur prend en effet à contrepied les préjugés à l’encontre des Tsiganes ou des Gitans, « Gipsy » en anglais. Dans cette histoire, tout se terminera en amitié entre le panda et la poule.

Des albums jeunesse rigolos de la série « Comment ratatiner », à partir de 3 ans:

Nous avions découvert cette série livresque l’année dernière, à Halloween avec Comment ratatiner les ogres?, une manière rigolote de dédramatiser les petites et grandes peurs des monstres chez les plus jeunes.

  • Comment ratatiner les araignées? de Catherine Leblanc et Roland Garrigue (éd. P’tit Glénat, 2012) pour ne plus en avoir peur, la fin de l’album rappelant leur rôle dans la Nature et en particulier dans la maison, en se nourrissant des bestioles.
  • Comment ratatiner les sorcières? de Catherine Leblanc et Roland Garrigue (éd. P’tit Glénat, 2009) pour apprendre à repérer les sorcières et les chasser, l’album ne mettant en scène que de méchantes et vilaines sorcières. Un petit avant-goût halloweenesque!
  • Comment ratatiner les pirates? de Catherine Leblanc et Roland Garrigue (éd. P’tit Glénat, 2010) pour apprendre à déjouer leurs pièges tout en conservant leurs trésors, à moins que le pirate ne soit selon les situations les parents ou les enfants.

Des BD adulte:

J’ai également lu les deux premiers tomes de la BD, M.O.R.I.A.R.T.Y de Fred Duval, Jean-Pierre Pécau, Stevan Subic et Scarlett. Dans le premier tome, Empire mécanique 1/2 (éd. Delcourt, 2018), en 1899, Sherlock Holmes démasque un automate joueur de cartes dans un club londonien. Au même moment, le Dr. Jekyll tente de se remettre de blessures par balles infligées par la police à Mr. Hyde, n’ayant pas réussi à endormir son double à temps alors qu’il était en train de prendre de l’opium. Porté disparu, Sherlock Holmes est appelé pour le retrouver. Dans le deuxième tome, Empire mécanique 2/2 (éd. Delcourt, 2019), Sherlock Holmes tente de découvrir, avec l’aide de son frère Mycroft, qui se cache derrière les dangereux automates Hyde, la reine Victoria étant en danger.

Je n’ai pas du tout accroché aux illustrations qui dénotent par rapport à celles des couvertures. J’ai trouvé l’ambiance trop glauque et le graphisme trop sombre bien que steampunk, où il est bien difficile de discerner les traits des protagonistes. Je ne pense pas que je lirai la suite, restant sur l’intuition de Sherlock Holmes quant à l’identité de Moriarty qui n’a pas été révélée.

Des romans adulte:

  • Betty de Tiffany McDaniel (éd. Gallmeister, 2020, 720 pages)

Betty Carpenter commence par raconter la rencontre de ses parents et leur errance à travers les États-Unis en fonction du travail trouvé par le père, un Cherokee et des grossesses de la mère, une femme blanche pauvre puis leur retour dans la vie natale de la mère, dans l’Ohio. Puis le roman se focalise sur la vie de la narratrice, Betty née en 1954, de son enfance auprès d’un père aimant et d’une mère meurtrie par la vie et fragile.

Au fil des années qui passent jusque dans les années 70, Betty doit vivre avec de nombreux secrets de famille, plus terribles les uns que les autres et les décès qui touchent sa fratrie. Son passage de l’enfance à l’âge adulte ne sera pas sans douleurs, Betty, « Petite Indienne » métisse, étant confrontée au racisme, à l’inceste et aux deuils. Rien ne semble l’épargner et pourtant je retiendrai surtout de ce roman la relation tellement belle et lumineuse entre Betty et son père, un homme proche de la Nature et ayant su conserver, malgré les violences subies, ses racines cherokee dont il est fier et les transmettre à ses enfants, comme par exemple le secret des plantes médicinales. A la fois poète et guérisseur, débordant d’imagination et d’optimisme, ce dernier essaie de préserver l’innocence enfantine de ses enfants en apportant une beauté magique à des événements qui sont en réalité douloureux. Par moment, ce roman me rappelle Là où chantent les écrevisses de Delia Owens.

  • Hamnet de Maggie O’Farrel (éd. Belfond, 2021, 368 pages)

Un jour d’été, en 1596, Hamnet, un jeune garçon de 11 ans cherche désespérément de l’aide auprès d’un adulte, sa sœur jumelle Judith étant gravement malade. Mais il ne trouve personne, pas même le médecin et rejoint sa sœur dans leur chambre avant de s’endormir à son tour. Au retour de la famille, personne ne voit qu’Hamnet est malade, tous étant concentrés pour sauver la jumelle plus fragile, Judith.

Dans ce roman historique quoique très romancé et bien écrit, je suis les dernières heures de vie de Hamnet, le fils de William Shakespeare, décédé selon l’autrice de la pestilentielle même si la cause de son décès ne sera jamais connue. Au-delà de ce jeune garçon, c’est surtout la vie de sa mère, Agnès qui est mise en avant (femme forte et déterminée ayant grandi avec une crécerelle apprivoisée, un brin sorcière) et dans une moindre mesure de son mari, William, ancien précepteur qui passe tout son temps à Londres, à écrire et gérer sa troupe de théâtre, prenant ainsi de la distance avec son père maltraitant. A travers ce couple en train de perdre leur fils, il est question de deuil. La perte de cet enfant fragilise le couple. Agnès sombre dans la dépression, se reprochant de n’avoir rien vu alors qu’elle a le don de lire la destinée des gens et de les soigner et William se réfugiant à Londres, écrivant alors sa tragédie Hamlet.

Après avoir lu Betty, les personnages du père et ici de la mère se rapprochent dans leur contact avec la Nature, leur connaissance des plantes et herbes médicinales, leur approche du monde ésotérique ainsi que l’amour qu’ils portent à leurs enfants.

Ma lecture en cours:

(Roman) Anne d’Avonlea de Lucy Maud Montgomery (éd. Monsieur Toussaint Laventure, 2021, 344 pages)

Comme j’avais pris deux romans à la médiathèque pour une semaine, je n’ai avancé que de deux chapitres cette lecture, découvrant Anne en jeune institutrice enthousiaste, pleine de bonne volonté et se laissant encore emportée dans son imagination qu’elle a eu su conserver de son enfance.

Ce sera également ma lecture de la semaine prochaine.

Challenge Petit Bac d’Enna #11 et 12 Catégorie Prénom: « Betty » et « Hamnet »

Participation #19 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

challenge 2021 lire au féminin

Participation #53 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrices américaine et anglaise

 

Point lecture hebdomadaire #2

Comme mardi dernier, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière, celle en cours et sans doute nos prochaines.

Nos lectures du 9 au 15 août 2021:

Des albums jeunesse:

  • (Album jeunesse) Deux drôles de bêtes dans la forêt de Fiona Roberton

Nous lisons Deux drôles de bêtes dans la forêt de Fiona Roberton (éd. Circonflexe, 2015), un album jeunesse à partir de 4 ans et qui a été lauréat du 28ème Prix des Incos en 2017 dans la sélection CE1. Une petite fille recueille chez elle une petite bête trouvée dans la forêt pensant lui offrir une meilleure vie. Mais est-ce vraiment ce qu’en pense la petite bête? L’histoire se déroule en deux temps, en suivant d’abord le point de vue de la petite fille puis celui de la petite bête qui se révèlent bien différents voire même opposés. Tant le texte que les illustrations appuient le comique résultant de ce décalage, la petite fille pensant sauver l’écureuil alors que celui-ci se dit kidnappé par exemple. Un très bon moment de lecture avec cette histoire rigolote et qui se termine sur un chouette compromis amical bien que rapide et qui rappelle que les animaux sauvages sont bien mieux dans la Nature!

  • (Album jeunesse) Tout ce qu’il faut pour une cabane de Carter Higgins et Emily Hugues

Nous lisons Tout ce qu’il faut pour une cabane de Carter Higgins et Emily Hugues (éd. Albin Michel Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 5 ans. Sans véritable histoire, nous nous laissons pourtant portés par les magnifiques illustrations de cet inventaire poétique de cabanes dans les arbres qui rappelle, si besoin était, que le plus important pour construire une cabane c’est d’avoir du temps et de l’imagination. Il y a même une cabane-pirate et une cabane bibliothèque. Nous prenons notre temps pour découvrir les nombreux détails des illustrations. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse, véritable plongée dans l’enfance et son imagination débordante!

Une BD/Roman graphique:

Après l’avoir vu chez Enna puis plus récemment chez Bidib (IG), j’ai lu à mon tour L’homme gribouillé de Serge Lehman et Frederik Peeters (éd. Delcourt, 2018), un roman graphique surprenant sur la vie de la famille Couvreur (la grand-mère Maud, la mère Betty souffrant d’aphasie et sa fille adolescente Clara) vivant dans un Paris pluvieux et ayant affaire à un mystérieux et inquiétant individu habillé en corbeau, Max Corbeau. Mère et fille partent alors dans un voyage à la recherche de leurs origines pour tenter de comprendre ce qui se passe, en attendant que Maud sorte du coma. Avec des illustrations en noir et blanc, l’intrigue mélange secrets de famille, Histoire, croyances religieuses et fantastique avec du suspense savamment dosé rendant la lecture prenante. Il s’est ainsi avéré que j’aurai pu garder cette BD pour l’édition à venir du Challenge Halloween.

Des romans:

  • (Cosy mystery) Meurtre en coulisse, une enquête de Loveday & Ryder de Faith Martin (T3)

J’ai lu Meurtre en coulisse, une enquête de Loveday & Ryder de Faith Martin (éd. Harper Collins, 2020, 284 pages). Dans ce tome 3, la jeune policière Trudy Loveday et le coroner, le Dr. Clement Ryder enquêtent incognito dans les coulisses d’un premier concours de beauté, Miss Miel, à Oxford, en septembre 1960. Trudy infiltre le concours de beauté en tant que candidate tandis que le Dr. Ryder rejoint le jury. En effet, une amie d’enfance de Trudy, Grace vient lui faire part d’actes malveillants qui se sont sont produits pendant les répétitions du concours, incidents qui pourraient être en lien avec le décès d’une des participantes.

Un lecture rapide et agréable en compagnie de ce duo d’enquêteurs sympathiques et complices et dont on ressent les influences d’Agatha Christie chez l’autrice! Je retrouve avec plaisir les caractères propres du duo même si j’aurai apprécié en connaître un peu plus sur la société anglaise des années 60, le thème révélé par cette enquête étant plus dans l’air du temps contemporain.

  • (Roman) La huitième reine de Bina Sinah

J’ai lu ensuite La huitième reine de Bina Sinah (éd. Actes Sud, 2016, 356 pages) pour la lecture commune du 14 août 2021 des Étapes Indiennes autour de l’Indépendance du Pakistan. Ali Sikandar, un jeune étudiant de 25 ans et reporter pour une chaîne de télévision privée de Karachi est envoyé pour couvrir le retour au pays de Benazir Bhutto, ancienne Premier Ministre et dirigeant le PPP – le Parti du peuple pakistanais, en octobre 2007. La petite histoire côtoie la grande Histoire, entre les questionnements du jeune homme et les trois derniers mois de la vie de Benazir Bhutto, grande figure politique de son pays avant son assassinat en décembre 2007 en pleine campagne électorale.

Les chapitres alternent entre le présent (2007) et le passé, le passé permettant d’éclairer le présent tant celui des trajectoires prises par les protagonistes comme Ali que celui du pays ou plus exactement d’une province du Pakistan, le Sindh. Il y est question des attentes, doutes et espoirs de la jeunesse pakistanaise, du poids des traditions tant culturelles que religieuses, de géopolitique (pouvoir aux mains des militaires, corruption des élites, PPP, féodaux…). Une lecture fort intéressante!

Ma lecture en cours:

(Roman) Anne d’Avonlea de Lucy Maud Montgomery (T2)

J’ai commencé à lire Anne d’Avonlea de Lucy Maud Montgomery (éd. Monsieur Toussaint Laventure, 2021, 344 pages), la suite d’Anne de Green Gables parue pour la première fois en 1909. J’en suis déjà au chapitre 13, retrouvant avec plaisir Anne Shirley, désormais âgée de 16 ans et demi lors de sa première année en tant qu’institutrice de l’école d’Avonlea, sur l’Île-du-Prince-Édouard au Canada.

Nos prochaines lectures envisagées:

  • (Roman) Peter Pan de James Barrie (éd. Librio, rééd. 2017, 143 pages), Blandine m’ayant donné envie de le lire après sa semaine thématique en mai 2021.
  • (Roman jeunesse) Olga et le cri de la forêt de Laure Monloubou (éd. Amaterra, 2020, 137 pages), un roman jeunesse à partir de 8 ans et que j’avais gagné à Noël dernier lors d’un concours organisé par Maman Fouine sur son compte Instagram.
  • (Roman) Le Vent dans les saules de Kenneth Grahame (éd. Libretto, rééd. 2021, 215 pages)
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