Étiquette : parentalité

Au fil des pages avec Désenchantées

Ayant apprécié un de ses romans précédents, Ainsi gèlent les bulles de savon, j’ai lu cet été, en e-book, Désenchantées de Marie Vareille (éd. Charleston, mars 2023, 312 pages), un roman à suspense contemporain se déroulant dans les années 2010, 20 ans après la disparition inquiétante de Sarah Leroy, alors âgée de 15 ans, une des 4 adolescentes surnommées les « Désenchantées » avec Angélique, Morgane et Jasmine.

Au décès de sa mère, Fanny, la sœur d’Angélique, retourne dans son village natal, Bouville-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, sa responsable lui confiant une enquête journalistique sur l’affaire Sarah Leroy, le coupable devant être libéré prochainement. C’est bien à contrecœur que la jeune femme se retrouve à enquêter, accompagnée de sa belle-fille, Lilou qui s’est imposée comme stagiaire lycéenne et dont les rapports avec elle sont conflictuels. Son passé s’entrechoque avec sa vie actuelle. Qu’a-t-elle caché lors la disparition de Sarah pour protéger sa sœur Angélique de poursuites judiciaires?

Ce qui est arrivé à Sarah était-ce une fugue? Un suicide? Un meurtre? Que pouvait cacher cette adolescente timide et sans histoires qui en-dehors du lycée passaient son temps à la piscine, au sein d’une famille recomposée, son père s’étant très vite remariée au décès de sa mère avec Iris qui avait elle-même deux garçons, Eric, de 5 ans son aîné et Benjamin du même âge qu’elle? Ayant perdu tout espoir et n’obtenant le soutien d’aucun adulte qui ne voit pas sa souffrance vécue ou ne veut pas l’entendre, comme sa belle-mère qui la maltraite, pouvait-elle se confier à ses amies? Devant l’insoutenable, comment y survivre et ne pas laisser son agresseur impuni?

Il y est question d’adolescence dans les années 90 (ce qui a donné un côté nostalgique à cette lecture), d’amitié, de deuil, de famille recomposée, de maternité, de résilience sous fond de thriller… La structure du roman est similaire à celui que j’avais précédemment lu de l’autrice, donnant la voix à chacune des Désenchantées et également à la sœur aînée d’Angélique, Fanny et entrecoupées des documents de travail de l’affaire Sarah Leroy de 1992 à 1995. Les allers-retours entre passé et présent accentuent les répercussions sur la vie de celles qui ont « survécu » à l’affaire Sarah Leroy. Très vite, on est pris dans l’engrenage sans espoir dans lequel se sont enfermées les adolescentes.

Tout au long de ma lecture j’ai d’ailleurs eu en tête la chanson de Mylène Farmer même si la fin de ce roman n’est pas aussi sombre que celui du clip-vidéo. Un bon voire très bon moment de lecture même si j’avais repéré bien vite le twist final et que cela aurait sans doute été plus percutant avec une fin moins feel-good au vu des thèmes abordés!

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Adjectif: « Désenchantées »

Au fil des pages avec Le grand papa et sa toute petite fille

Après l’avoir découvert lors du week-end de la Fête des Pères, nous relisons Le grand papa et sa toute petite fille de Cathy Hors et Samuel Ribeyron (éd. Milan, 2011), un album jeunesse grand format à partir de 5 ans et qui a fait partie de la sélection Maternelle du 24e Prix des Incos en 2013. Il était une fois un géant qui rêvait d’être père pour faire partager à son futur enfant son expérience du monde, de l’immensément grand comme croquer les pommes en haut des arbres ou avoir la tête dans les nuages… Il se projette déjà dans sa vie avec un enfant aussi grand que lui. Mais il devient père d’une toute petite fille qui est sujette au vertige. Reviendra-t-il sur ses envies et désir pour se mettra à sa hauteur, dans l’immensément petit?

Les douces et grandes illustrations sont remplies de petits détails à observer à hauteur d’enfant comme le fait le duo père/fille de l’histoire, l’illustrateur ayant mélangé de la faune et de flore réelle et imaginaire (comme par exemple un artichaut géant ou un papillon avec des ailes en feuilles). Le grand papa découvre tout en l’appréciant le monde minuscule de sa toute petite fille, en laissant sans regrets derrière lui ce qui l’avait projeté de faire avec elle et en partageant d’autres activités comme observer les fourmis.

Au fil des pages, chacun apprenant de l’autre, leur complicité s’épanouit pour leur plus grande joie commune dans l’observation de la Nature. L’histoire fera écho à tout parent en le renvoyant à l’arrivée d’un enfant et sera sans doute plus attendrissante et poétique pour lui que pour le jeune lecteur. Un très bon moment de lecture avec cet album contant de façon poétique la relation entre un père et sa fille et plus largement la parentalité imaginée puis vécue!

Participation #52 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte moderne

Participation #17 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Retour aux sources

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Être humain: « Fille »

Au fil des pages avec Maman Ours

Nous empruntons, à nouveau, à la médiathèque Maman Ours de Ryan T. Higgins (éd. Albin Michel Jeunesse, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans et je me rends compte que je n’avais pas encore pris le temps de le chroniquer sur le blog. Marcel est un ours solitaire et râleur qui n’aime rien excepté les œufs. Lorsqu’il récupère quatre œufs d’oie pour son déjeuner, il est victime d’une erreur d’identité. Alors qu’ils sont en train de cuire, les œufs éclosent, quatre oisons prenant Marcel pour leur mère. L’ours grincheux finira-t-il par s’attacher à eux au point de les adopter?

Les mimiques de Marcel sont hilarantes et feront très certainement plus sourire le parent lecteur que le jeune lecteur dans la découverte de son rôle parental. Derrière ses airs grognons, Marcel a un bon fond, ce qui me rappelle un autre parent malgré lui et aussi victime d’une erreur d’identité par des poussins, le renard du Grand méchant renard de Benjamin Renner (éd. Delcourt, coll. Shampooing, 2015), une BD jeunesse. Et forcément, en cette semaine de la Chandeleur, c’est encore plus savoureux. Coup de cœur pour cet album jeunesse qui permet d’aborder avec beaucoup d’humour avec les plus jeunes la migration des oies sauvages et aussi le respect de l’environnement dans ses choix alimentaires!

Participation #13 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Œufs durs

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Animal: « Ours »

Au fil des pages avec Le grand méchant renard

J’ai emprunté à la médiathèque Le grand méchant renard de Benjamin Renner (éd. Delcourt, coll. Shampooing, 2015), une BD jeunesse à partir de 6 ans (voire plus grand compte-tenu du langage familier employé). Un renard est bien incapable de croquer la moindre poule de la ferme voisine et doit se contenter de navets. Il s’associe au loup pour un plan infaillible : voler les œufs d’une poule, les couver pour ensuite mieux les dévorer. Mais les poussins prennent le renard pour leur mère. Et le renard finit par se prendre d’affection pour eux, la situation lui échappant une fois de plus.

Cette BD sans cases enchaîne les situations les plus loufoques et attendrissantes avec un renard qui se dit grand méchant mais qui est complètement dépassé autant dans son rôle de prédateur que de parent improvisé. Sans oublier les autres animaux de la ferme comme une poule à la tête du Club d’extermination des renards et un chien de garde fainéant. Coup de cœur pour cette BD jeunesse hilarante qui s’amuse avec la parentalité et le déterminisme biologique et social! Il ne me reste plus qu’à voir son adaptation en dessin animé…

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Animal: « Renard »

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