Étiquette : littérature japonaise (Page 2 of 4)

Billet de suivi: Un Mois au Japon 2024

Hilde et Lou coorganisent encore cette année Un Mois au Japon 2024. Le challenge se déroule donc du 1er au 30 avril avec possibilité de continuer à partager au mois de mai sur les blogs ou réseaux sociaux selon nos envies (livres, films, photos, loisirs créatifs, recettes japonaises…). Programme libre cette année avec néanmoins une check-list de suggestions et un RAT du 5 au 7 avril. Sans oublier la Brigade des Marmitonnes, les gourmandises se faisant aussi japonaises pour l’occasion. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur leurs blogs ou rejoindre le groupe FB: ici.

Courant mars, j’avais déjà pioché dans des emprunts à la médiathèque que j’avais pourtant faits pour ce mois-ci. Avec mon mini lutin, nous avons lu et relu Mon voyage à moi d’Akiko Miyakoshi (éd. Syros,  septembre 2022, 40 pages) un album jeunesse à partir de 5/6 ans. J’ai également lu deux suites de manga en cours: le tome 2 des Carnets de l’Apothicaire de Natsu Hyuuga et Itsuki Nanao (éd. Ki-oon, mars 2021, 159 pages), un manga Seinen à partir de 15 ans et le tome 2 de L’Atelier des Sorciers de Kamome Shirahama (éd. Pika, coll. Pika Seinen, juin 2018, 192 pages), un manga Seinen à partir de 13 ans se déroulant dans un univers de fantasy médiévale ainsi qu’Issunboshi, Le petit samouraï de Ryan Lang (éd. Lombard, mars 2023, 200 pages), un roman graphique en noir et blanc et à partir de 12 ans et qui était consultable en ligne par ma médiathèque.

Ce billet sera actualisé au fil du mois en tenant compte uniquement de nos lectures sur le Japon tout en faisant un billet séparé pour chaque participation.

Pour des idées japonaises chez les autres participantes: Hilde, Lou, Katell, Audrey, Eimelle, Pativore, Fondant, Bidib, Nathalie, Isabelle, Syl, Purple Velvet, Claude, Carfax

Semaine 1 du Mois au Japon

J’ai prévu de commencer mon escale livresque japonaise en chroniquant mes premières lectures et peut-être d’autres des années précédentes.

  • 4 avril/Atelier bricolage de Syl avec aussi Isabelle et Hilde
  • RAT du 5 au 7 avril/mon billet de suivi: ici
  • 7 avril/Les Gourmandises d’Isabelle et Syl

Semaine 2 du Mois au Japon

  • 10 avril/Album jeunesse: Mon voyage à moi d’Akiko Miyakoshi (éd. Syros,  septembre 2022, 40 pages) un album jeunesse à partir de 5/6 ans
  • 11 avril/Atelier bricolage avec Syl, Isabelle et Hilde
  • 11 avril/Roman court: Nipponia Nippon d’Abe Kazushige (éd. Philippe Picquier, mai 2016, 143 pages), un court roman qui suit Haruo Tôya, un adolescent de 17 ans qui a un projet lié à l’ibis japonais
  • 14 avril/Les Gourmandises d’Isabelle et Syl, avec comme recette facultative ce dimanche: ramen indien
  • 14 avril/Album jeunesse: L’enfant et le bonsaï de José Campanari et Luciano Lozano (éd. Belin Jeunesse, octobre 2016, 48 pages), un album jeunesse pour les 3/5 ans sur le fait de grandir d’un enfant qui ne veut pas finir comme un bonsaï

Semaine 3 du Mois au Japon

  • 18 avril/Atelier bricolage avec Syl, Isabelle et Hilde: des origamis après la fleur en origami
  • 21 avril/Les Gourmandises d’Isabelle et Syl, avec comme recette facultative ce dimanche: curry japonais

Semaine 4 du Mois au Japon

  • 23 avril/Roman d’apprentissage historique: Tant de nuances de pluie d’Asha Lemmie (éd. HarperCollins, coll. Au gré du monde, octobre 2023, 534 pages), le premier roman de l’autrice dont l’histoire se déroule dans le Japon de l’après-guerre, de 1948 à 1964
  • 26 avril/LC avec Isabelle: Les Délices de Tokyo de Durian Sukegawa (éd. Albin Michel, février 2016, 239 pages), un roman se déroulant à Tokyo
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Un Mois au Japon 2024 de Hilde et Lou

 

Billet de suivi: Un Mois au Japon 2023

Pour la sixième année consécutive, Hilde et Lou coorganisent au mois d’avril Un Mois au Japon 2023. Le challenge se déroule donc du 1er au 30 avril avec possibilité de continuer à partager au mois de mai sur les blogs selon nos envies (livres, films, photos, loisirs créatifs, recettes japonaises…). Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur leurs blogs.

Ce billet sera actualisé au fil du mois en tenant compte uniquement de nos lectures sur le Japon tout en faisant un billet séparé pour chaque participation.

Semaine 1 du Mois au Japon

En cette première semaine d’avril et avant un passage en médiathèque, je vais commencer par chroniquer d’anciennes lectures.

  • (Album jeunesse) Le Neige Express de Naokata Mase (éd. Seuil Jeunesse, 2013), un album jeunesse à partir de 3 ans et avec un double rabat avec l’histoire d’un renard qui vient en aide à un villageois pris dans une tempête de neige.
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Semaine 2 du Mois au Japon

En début de semaine, je suis passée à la médiathèque pour emprunter deux albums jeunesse aux tonalités japonaises que nous avons lu le soir même: Mon ami Kemushi de Nathalie Dargent et Mandana Sadat (éd. Picquier Jeunesse, 2012) et Mon meilleur ami de Satoe Tone (éd. Passepartout, 2012).

  • (Album jeunesse) La forêt des tomates d’Etsuko Watanabe (éd. Albin Michel Jeunesse, 2020), un album jeunesse à partir de 5 ans avec l’histoire d’Amélie, une petite fille au chapeau rouge qui prend pour la première fois le train seule pour rendre visite à sa grand-mère.
  • (Album jeunesse) Mon meilleur ami de Satoe Tone (éd. Passepartout, 2012), un album jeunesse à partir de 3 ans avec l’histoire d’une jolie amitié entre un lapin vivant dans une pomme et un œuf qu’il recueille.
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Semaine 3 du Mois au Japon

Semaine 4 du Mois au Japon

En cette dernière semaine du Mois au Japon 2023, nous sommes allés voir au cinéma Super Mario Bros. le film, un film d’animation américano-japonais coréalisé par Aaron Horvath et Michael Jelenic et sorti au cinéma le 5 avril 2023. Nous retrouvons avec beaucoup de plaisir les personnages des jeux vidéos éponymes. Nous avons passé un bon moment de cinéma (et même très bon pour mon mini geek) avec une histoire certes classique mais fidèle aux jeux vidéos avec quantités de références qui raviront tant petits et grands fans, dans une ambiance très années 80 tant dans la bande-son que dans certaines scènes. Une bien chouette adaptation réussie avec une princesse badass et un duo de frères de choc qui combattent ensemble Bowser!

 

Un Mois au Japon 2023 de Hilde et Lou

Au fil des pages avec La Marche de Mina

Avec retard pour la LC du 15 avril 2022, j’ai lu La Marche de Mina d’Yoko Ogawa (éd. Actes Sud, 2008, 318 pages), un roman initiatique dans lequel Tomoko, désormais adulte se souvient lorsqu’elle a vécu, pendant un an (entre 1972 et 1973), dans la maison d’Ashiya chez son oncle et sa tante, après le décès de son père, sa mère ne pouvant s’occuper d’elle compte-tenu d’une formation professionnelle qu’elle suit, lorsqu’elle était âgée de 12 ans. Elle s’était alors fortement liée d’amitié avec sa cousine, Mina, d’un an plus jeune qu’elle.

Le rythme lent va bien avec l’histoire pleine d’anecdotes et de souvenirs d’enfance de Tomoko à un âge charnière, celui du passage de l’enfance à l’adolescence et qui se mélange avec des faits historiques marquants de l’année 1972 comme le décès d’un célèbre écrivain japonais, Yasunari Kawabata ou les JO de Munich (prise d’otages d’athlètes israéliens et médaille d’or pour les Japonais en volley-ball masculin) et qui amène la jeune fille d’alors à se questionner sur l’étranger, la question des origines ou bien encore ses premiers émois amoureux.

Un bon moment de lecture teinté de nostalgie et de doux sentiments auprès des habitants de la maison d’Ashiya avec chacun leur personnalité excentrique (son oncle très souvent absent et qui semble avoir une double vie mais chaleureux quand il est là, sa tante qui fume trop et qui boit en cachette du whisky, la grand-mère Rosa, allemande et coquette, Madame Yodena qui s’occupe de tout dans la maisonnée, Pochiko l’hippopotame nain ou bien encore sa cousine Mina, asthmatique et précoce, dévorant les livres et collectionnant les boîtes d’allumettes illustrées sur lesquelles elle invente des histoires (parfois étranges et bien surprenantes pour une jeune fille de son âge) comme celle de l’éléphant sur une bascule, celle des deux hippocampes tentant de rejoindre la lune bleue ou bien encore celle de l’ange avec son nécessaire de couture en train de recoudre ses ailes…)!

Sans oublier de nombreux passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine: le dîner à l’occidental préparé par le personnel de l’hôtel des monts Rokko: « agneau mijoté au vin rouge garni de truffes » et en dessert « un bavarois à la fraise des bois » (p.101) ou des plats typiquement japonais comme la cuisine de Madame Yoneda (p.134) comme par exemple un pique-nique avec « des boulettes de riz et de thé d’orge grillé glacé (…) Toutes les boulettes dont le panier était plein, fourrées au saumon, aux prunes confites et aux flocons de poisson séchés » (p.187/188)… Toutefois, je ne tenterai pas de boire, ne serait-ce qu’une goutte, de Fressy, « une boisson rafraîchissante au radium » (p.17/18) commercialisée par la société familiale de boissons de l’oncle de Tomoko.

Pour d’autres avis avec cette LC autour d’un livre d’Yoko Ogawa: Hilde et Katell avec Petites Boîtes, Rachel avec Le musée du silence.

Participation #8 Un Mois au Japon 2022 de Hilde et Lou #LC autour d’Yoko Ogawa

Participation #21 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Cuisine japonaise

Participation #39 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Japon

Au fil des pages avec Les Terriens

En novembre 2021, j’avais lu Les Terriens de Sayaka Murata (éd. Denoël, 2021, 242 pages), un roman japonais bien plus sombre et noir que ne le laisse supposer le hérisson tout mignon de la couverture. Je retrouve dès les premières pages le style et les préoccupations sociétales que l’autrice avait déjà abordées dans Konbini (le poids de la famille et de la société japonaise, le conformisme social, le bonheur…).

Natsuki, une jeune fille âgée de 10/11 ans se réfugie dans son monde imaginaire, avec pour seul ami sa peluche hérisson doté de pouvoirs magiques, Pyûto. Elle est une mahô shôjo (une magicienne pouvant jeter des sorts avec sa baguette magique pour sauver le monde comme Sailor Moon par exemple) pour affronter la maltraitance subie par sa mère qui la rabaisse et la frappe quotidiennement ou les viols subis par le professeur de ses cours privés. Comme chaque année, en été, pour le festival de l’O-Bon, elle retrouve chez ses grands-parents, dans la haute montagne d’Akishina, son cousin du même âge, Yû qui est lui aussi spécial qu’elle: il est un extraterrestre attendant le retour de son vaisseau spatial pour regagner sa planète, Pohapipinpobopia. Ils se font la promesse de survivre, quoi qu’il arrive.

De cette première partie, j’ai trouvé touchant et révoltant ce que subit Natsuki, enfant victime qui ne trouve aucun adulte ni ami pour l’aider au point de songer au suicide. Il m’est revenue en tête un principe d’éducation bienveillante selon lequel il ne faut pas coller d’étiquette à un enfant, Natsuki se déclarant la poubelle de sa famille ou bien encore Yû que sa mère suicidaire traite d’extraterrestre.

Comment se construire et survivre pour des enfants face à de telles violences (physiques, sexuelles, psychologiques)? Les deux cousins tentent de ne pas finir Terrien dans la grande Fabrique à humains où chaque adulte devient un outil en travaillant et/ou en procréant. Mais le soir des funérailles du grand-père, les deux cousins amoureux l’un de l’autre sont séparés par leur famille. 

Puis nous sommes projetés 23 ans plus tard, avec le retour de Natsuki avec son mari Tomoomi dans la maison familiale d’Akishina et ses retrouvailles avec son cousin Yû. Natsuki a fait un mariage arrangé avec Tomoomi (mariage sans sexe et sans enfants), ce que leurs parents respectifs découvrent et condamnent. Akishina sera-t-il comme autrefois une bulle salvatrice? A partir de ce moment-là, le roman bascule petit à petit dans la folie et l’horreur jusqu’au dégoût (tentative d’inceste, cannibalisme). Un roman étrange et dérangeant!

Participation #5 Un Mois au Japon 2022 d’Hilde et Lou #Roman

Participation #29 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Japon

Au fil des pages avec le tome 1 du Poids des secrets

Pour la lecture commune du 8 avril d’Un mois au Japon,  j’ai choisi de découvrir Tsubaki d’Aki Shimazaki (éd. Actes Sud, coll. Babel, n°712, 1999, rééd. 2016, 115 pages), un roman court constituant le premier tome de la première pentalogie Le poids des secrets de cette autrice japonaise.

Dans les années 1990, Yukiko, dans la soixantaine, vient de mourir et laisse à sa fille Namiko deux lettres écrites trois semaines avant sa mort, une à son attention et la seconde qu’elle doit remettre à un certain Yukio Takahashi dont Namiko n’a jamais entendu parlé. Qui était-il pour sa mère? Quel terrible secret familial cachait Yukiko qui avait pourtant survécu à la bombe atomique tombée sur la ville de Nagasaki le 9 août 1945?

En lisant cette lettre-testament, Namiko est sous le choc des révélations de sa mère sur son enfance paisible à Tokyo puis son adolescence de 14 à 16 ans à Nagasaki en pleine Seconde Guerre mondiale mais aussi sur son grand-père paternel qui a certes péri lors du bombardement atomique mais pas de la façon dont elle le pensait. Yukiko y décrit sa vie d’alors, son premier amour impossible avec Yukio, la découverte des mensonges et choix de son père qui se révèle derrière un père aimant bien lâche, égoïste et manipulateur en mari infidèle…

J’ai beaucoup apprécié ce court roman à l’écriture simple, épurée et pourtant rempli d’émotions contenues. L’autrice aborde, de façon pudique et délicate, des thèmes graves et douloureux à travers une histoire de famille centrée sur le père d’Yukiko qui se mélange à la grande Histoire: deuil, poids pesant des traditions familiales dans le Japon du début du XXe siècle et ses conséquences sur la relation de couple (mariage arrangé, adultère…), conditions de vie pendant la Seconde Guerre mondiale (travail des enfants dans l’effort de guerre, difficulté pour se nourrir, cruauté des soldats japonais, racisme à l’égard des Coréens, prisonniers américains, bombe atomique des Américains…), etc.

Un très bon moment de lecture avec Tsubaki qui signifie camélia, la fleur préférée d’Yukiko qui voulait mourir de la même façon que le camélia rouge et qui était l’emblème des Samouraïs! J’ai hâte de pouvoir lire les tomes suivants de ce premier cycle qui permettent d’en découvrir un peu plus sur les personnages et les faits évoqués dans ce premier tome ainsi que les cycles suivants.

Pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine, j’ai enfin noté quelques passages gourmands comme par exemple un repas du matin japonais (p.65): « du riz, de la soupe miso, des œufs et des nori », le petit déjeuner des parents de Namiko, cette dernière préférant « manger du pain avec de la confiture et du lait ».

Pour d’autres avis avec cette LC autour d’un livre d’Ari Shimazaki: Hilde avec Sémi (tome 2 du cycle 4) et qui avait aussi lu Tsubaki comme Lou, Maggie avec Mitsuba (le tome 1 du cycle 2, Au cœur du Yamato) et Katell avec Azami (tome 1 du cycle 3, L’ombre du chardon).

Participation #2 Un Mois au Japon 2022 d’Hilde et Lou #LC autour d’un livre d’Ari Shimazaki

Participation #10 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Cuisine japonaise

Participation #24 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Japon

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