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Point lecture hebdomadaire #61

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures), avec encore cette semaine et celles à venir une prédominante pour les lectures automnales et halloweenesques, l’automne étant arrivé et le challenge Halloween de Hilde et Lou ayant débuté le 23 septembre 2022.

Nos lectures du 26 septembre au 2 octobre 2022:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) Hé! Là-haut! de Christine Davenier 

Nous avons lu Hé! Là-haut! de Christine Davenier (éd. L’école des loisirs, 2021), un album jeunesse à partir de 2 ans. Titou, une souris est en train de faire ses réserves pour l’hiver mais ne cesse de recevoir sur la tête des objets, que ce soit des prunes ou de la vaisselle. Mais que se passe-t-il au sommet de l’arbre? Voilà Titou parti découvrir le fin mot (gourmand) de l’histoire. Les illustrations à l’aquarelle de Christine Davenier sont douces et bien reconnaissables, l’autrice-illustratrice étant celle de la petite fée Minusculette. Un très bon moment de lecture tendre et rigolo dans lequel de page en page nous faisons comme Titou l’ascension de l’arbre!

  • (BD jeunesse) Ana Ana, Joyeux anniversaire! d’Alexis Dormal et Dominique Roques (T20)

Dès le jour de sa parution, soit le 28 septembre 2022, nous achetons et lisons le dernier tome d’Ana Ana, Joyeux anniversaire! d’Alexis Dormal et Dominique Roques (éd. Dargaud, 2022), une BD jeunesse au format à l’italienne et pour les 3/6 ans. Que nous sommes ravis de retrouver Ana Ana et ses doudous! Ces derniers organisent une fête pour l’anniversaire de la petite fille. Encore un très bon moment de lecture tendre et rigolo avec Touffe de Poils qui apprend par exemple à gonfler des ballons!

  • (Album jeunesse) Soyons des jaguars de Dave Eggers et Woodrow White

Nous lisons Soyons des jaguars de Dave Eggers et Woodrow White (éd. L’école des loisirs, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans. Un jeune garçon est intimidé par sa grand-mère qu’il connaît peu et chez qui il va rester dormir. Mais sa grand-mère est pleine d’imagination pour deux. Et les voilà le temps d’une soirée devenus des jaguars. Un bon moment de lecture avec cette histoire d’une jolie complicité entre une grand-mère et son petit-fils!

  • (Album jeunesse) Miss Mouche de Ziggy Hanaor et Alice Bowsher

Nous avons lu Miss Mouche de Ziggy Hanaor et Alice Bowsher (éd. Nathan Jeunesse, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans qui a fait partie de la sélection Maternelle du 33ème Prix des Incos 2021/2022 et que mon mini lutin avait déjà lu l’année dernière à l’école. Et si finalement, elle faisait comme elle en avait envie? Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse rigolo!

Des lectures ados/YA/adultes:

  • (Romances historiques) Le cercle des femmes remarquables, Le duc et la lady (T1) et  Le comte et la naufragée (T2) de Vanessa Riley

J’ai lu le tome 1 de la série livresque Le cercle des femmes remarquables, Le duc et la lady de Vanessa Riley (éd. City Editions, 2021, 398 pages), une romance historique se déroulant en Angleterre en 1814. Après le suicide de son mari qui était ruiné, Patience Jordan devient veuve. L’oncle de son défunt époux l’enferme à Bedlam et son bébé d’à peine quelques mois, Lionel, est confié à Busick Strathmore, duc de Repington devenu son tuteur légal. Elle décide de récupérer son enfant et se fait engager auprès du duc comme nourrice sous le nom de Madame LaCroy.

J’ai lu ensuite le tome 2 qui met en avant une autre veuve de ce cercle, Jemima Saint-Maur, amnésique après le naufrage du Minerva dans Le comte et la naufragée de Vanessa Riley (éd. City Editions, 2022, 477 pages). Elle n’est pas insensible au jeune avocat qui l’a sauvé de Bedlam, Daniel Thackery, comte d’Ashbrook. Ce dernier a également souffert de ce naufrage, sa fiancée, Phoebe Dunn y ayant péri et il a recueilli la deuxième rescapée, une jeune enfant noire, Hope.

Si ce n’est l’originalité de mettre en scène des personnages métisses faisant partie de la haute aristocratie anglaise et aux origines jamaïquaines, je n’ai pas été emballée par ma lecture, ayant trouvé les romances fades, insipides et sans passion, que ce soit le duo Patience/Busick, le duc n’étant pas dupé par le mensonge d’identité de la jeune femme ou le duo Jemima/Daniel, l’idée intéressante selon laquelle « en Jamaïque, les femmes créoles étaient toujours considérées comme noires si moins de trois générations les séparaient de leur dernier ancêtre noir » (p.331) n’étant pas finalement exploitée. Même l’époque victorienne est finalement peu décrite, le duc de Repington reprenant un manoir sans domestiques malgré son rang et l’immensité du domaine qu’il confie à des soldats blessés et infirmes comme lui par la guerre contre Napoléon. Je ne continuerai pas cette série livresque. 

  • (Roman fantasy YA) La reine sans royaume d’Holly Black (T3)

J’ai également lu cette ce week-end La reine sans royaume d’Holly Black (éd. Rageot, 2022, 439 pages), un roman fantasy et young adult qui est le troisième et dernier tome de la trilogie Le peuple de l’air. Alors que Jude a été exilée du royaume de Terrafæ et est retournée vivre parmi les humains avec Vivienne et Chêne, elle reçoit la visite de sa sœur jumelle Taryn qui lui demande de se faire passer pour elle auprès de la Haute Cour de Domelfe. Ce dernier tome fait de nouveau place à l’action, Jude devant empêcher le coup d’État de son père adoptif Madoc et l’assassinat de Cardan. A la fin de ma lecture, il reste de nombreuses questions en suspens, en particulier la relation Taryn/Locke.  J’aurai également apprécié pouvoir lire les lettres que Cardan a envoyées à Jude mais qui ne lui sont jamais parvenues. Un bon moment de lecture dans l’ensemble même si le personnage de Cardan aurait pu être plus présent et la relation Jude/Cardan plus approfondie et passionnelle! Jude m’a en effet à de nombreuses reprises exaspérée quant à sa naïveté et son incompréhension face à ses sentiments et ceux de Cardan.

Ma lecture en cours:

(Roman ado) Carabosse, La légende des cinq Royaumes de Michel Honaker

J’ai commencé à lire jusqu’au chapitre 8 (88 pages lues) Carabosse, La légende des cinq Royaumes de Michel Honaker (éd. Flammarion, 2014, 372 pages), un roman pour adolescents à la jolie illustration de couverture de François Roca et qui revisite le conte de La Belle au Bois-Dormant de Charles Perrault. Dans cette première partie, Carabosse n’est pas encore la méchante fée mais une jeune fille bossue à la beauté froide, Cara qui a été initiée à la magie noire par le Vent Mauvais et qui se venge de sa sœur cadette, Léonore par jalousie amoureuse.

Au fil des pages avec Glace

J’ai lu Glace de Christine Féret-Fleury (éd. Scrineo, 2021, 317 pages), un roman pour les adolescents qui réécrit, dans un environnement dystopique le conte de La Reine des Neiges d’Hans Christian Andersen paru pour la première fois en 1844.

Après le Nuage qui a dévasté la Terre, Sanna vit ou plutôt survit avec Grand’ la grand-mère de Kay, ses parents étant décédés et Kay ayant été enlevé par les Glacés. Chaque jour, elle descend dans les mines pour extraire comme les autres Cramés des métaux précieux qui servent à l’entretien du bouclier climatique derrière lequel, dans les montagnes enneigées, vivent les Glacés en échange d’une maigre ration de survie et d’un peu d’eau. Mais après le décès de Grand’ et désirant respecter la promesse qu’elle lui avait faite, Sanna part à la recherche de Kay. Est-il toujours vivant autrement que dans ses souvenirs? Réussira-t-elle à le retrouver?

Je ressors très mitigée de ma lecture, en ayant attendu bien plus à la lecture de la quatrième de couverture. L’histoire se met lentement en place, se concentrant plus sur les souvenirs de Sanna que sur sa vie dans un monde post-apocalyptique, sans espoir et dévasté par le désastre écologique. Puis le dangereux voyage de la jeune femme commence avec de nombreuses rencontres qui la conduiront sur les traces de la Reine des Neiges.

Certes, j’ai apprécié retrouver des éléments revisités du conte originel sans l’aspect religieux avec les deux petits voisins se retrouvant dans le petit jardin perché avec les roses (Gerda étant ici Sanna et Kay avec sa grand-mère) ou bien encore les souliers rouges de la petite fille qui deviennent une vieille décoration de Noël que Sanna met dans une gourde (bouteille à la mer) dans la rivière en espérant se faire un ami. De même dans les rencontres de Sanna tout au long de son périple: la vieille dame magicienne et son jardin de fleurs devenant ici deux marginaux et leur potager, la princesse et le prince devenant une jeune héritière vivant sur Médusa, une méduse mécanisée avec son fiancé qu’Adalbert (la corneille) pense être Kay et la petite fille des brigands et son renne devenant Alais et sa jument…

Mais alors que le monde décrit par l’autrice se veut impitoyable, égoïste et oppressant, j’ai trouvé que Sanna était très chanceuse, naïve et fondant beaucoup d’espoir dans les personnes rencontrées. Le schéma narratif est très répétitif, Sanna faisant une rencontre salutaire qui s’avère être dangereuse mais dans laquelle elle s’en sort facilement et même malgré elle. De même, elle passe les obstacles décrits pourtant dès le début comme infranchissables de façon bien trop faciles et les personnages secondaires semblent ne servir que la quête initiatique de Sanna. Même la fin est un peu trop précipitée et m’a fait penser notamment à la série américaine Les 100.

En refermant le roman, il reste un sentiment de malaise et d’oppression qui renvoie aux préoccupations actuelles et alarmantes autour du réchauffement climatique, en espérant que nous serons moins passifs que les Cramés de cette histoire pour le bien-être des générations futures.

Participation #10 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Conte revisité

Participation #3 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Conte revisité

Participation #23 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Au fil des pages avec Le royaume assassiné

Je lis Le royaume assassiné d’Alexandra Christo (éd. De Saxus, 2020, 500 pages), un roman fantasy young adult à partir de 16 ans avec quelques jolies illustrations en noir et blanc, sous fond de romance « ennemies to lovers ». Fille aînée de la Reine des Mers, Lira  a été élevée pour être la sirène la plus meurtrière du royaume de Diávolos et n’avoir plus une once d’humanité en elle, malgré le lien l’unissant à sa jeune cousine Kahlia. Surnommée la Dévoreuse de Princes, elle récupère un dix-huitième cœur d’un jeune prince quinze jours avant ses 18 ans en aidant sa cousine à en prendre un. Elle déclenche alors l’ire de sa mère. Pour se racheter auprès de cette dernière, Lira décide de prendre le cœur du prince doré Elian mais est prise de court par une femme-poisson qu’elle tue, sauvant alors le prince. En punition, elle est transformée en humaine.  Sa mère lui donne jusqu’au solstice d’hiver pour récupérer le cœur du prince et ainsi redevenir sirène. 

De son côté, Elian, prince héritier du royaume de Midas et capitaine du bateau pirate Le Saad s’est donné pour mission d’anéantir toutes les sirènes plutôt que d’être roi et pense qu’il pourra y parvenir en récupérant le cristal de Keto, se fiant à des contes de fée anciens. Quand il apprend que son ami a été tué par la Dévoreuse des Princes, il n’a plus qu’une idée en tête: la tuer. Pourtant, sans le savoir, Elian sauve des eaux Lira devenue humaine. Peut-il faire confiance à cette jeune femme mystérieuse et qui semble connaître bien des secrets qui lui permettraient de récupérer le cristal?  Et si Lira, en côtoyant le prince et les membres de son équipage remettait en question l’ordre de sa mère? De Lira ou Elian, qui aura le cœur de l’autre? La guerre entre sirènes et humains est-elle si inéluctable? À quel sacrifice chacun d’eux est-il prêt?

Décrit comme une réinterprétation très sombre de La Petite Sirène, ce premier roman d’Alexandra Christo ne m’a pas paru si sombre que cela au regard de la fin du roman et du conte originel d’Hans Christian Andersen paru en 1837, un conte tragique d’un amour impossible d’une jeune sirène se laissant mourir à défaut de pouvoir être aimé par le prince qu’elle a sauvé de la noyade.

J’ai apprécié l’univers fantastique inventé par l’autrice avec de nombreux royaumes visités par le prince et son équipage, en particulier celui gourmand d’Eidýllio avec « des rues entières de boulangeries, avec à chaque coin de rue des cœurs en chocolat qui dégoulinent de caramel mou » (p. 204). Dans toute cette cité, il y a une « odeur de sucreries et de menthe poivrée », l’air caramélisant la langue (p. 211). Alexandra Christo s’amuse à mélanger les époques, un peu comme dans un steampunk sans en reprendre le style permettant aux personnages d’accéder à des technologies modernes.

L’autrice prend d’ailleurs son temps pour le décrire et mettre en place la quête du Cristal de Keto à venir. Puis l’intrigue s’accélère, Elian se rapprochant sans trop de difficultés du cristal pourtant bien caché depuis très longtemps et se montrant parfois bien naïf et vulnérable mais pouvant compter sur ses loyaux amis. Ne dit-on pas que la chance sourit aux audacieux?

Mais j’ai trouvé que l’âge de Lira et Elian, respectivement 17 ans et 19 ans, n’était pas en adéquation avec le parcours de vie annoncé, Lira étant décrite comme une sirène aguerrie, meurtrière de princes et Elian comme un prince pirate tueur de sirènes ayant écumé les mers et océans. Ils auraient gagné en profondeur et en maturité en ayant été plus âgés (autour de la trentaine peut-être) que ce soit dans leur quête d’identité que dans leur romance et leur soif de liberté.

Derrière l’aventure et la romance, il est beaucoup question de liberté, de libre arbitre et d’humanité, tant Elian que Lira devant faire face à leur destinée et leur devoir dû à leur rang royal. Peuvent-ils aller à l’encontre de ce qu’il est attendu d’eux, chacun ayant grandi en écoutant préjugés et contes les modelant pour se haïr et découvrant l’autre bien différent de ce que leur légende colporte? Un bon moment de lecture qui me donne envie de relire le conte originel et de faire un billet thématique sur La petite sirène!

Participation #8 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Conte revisité

Participation #7 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Chocolat

Participation #15 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Royaume-Uni

Participation #2 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Conte revisité

Point lecture hebdomadaire #25

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière.

Nos lectures du 17 au 23 janvier 2022:

Cette semaine, dans une des annexes de la médiathèque, j’ai pris plusieurs nouveautés que nous avons pris plaisir à découvrir.

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) Ruby tombée du nid de Dan Ojari Mikey Please et Briony May Smith

Même si Noël est passé, nous avons Ruby tombée du nid de Dan Ojari Mikey Please et Briony May Smith (éd. Gallimard Jeunesse, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui est adapté d’un court film d’animation des studios Aardman que nous avions vu pendant les vacances sur Netflix. Ruby, un rouge-gorge est adoptée par une famille de souris qui se nourrit dans la maison gardée par une chatte. Il est bien difficile pour Ruby de ne pas être démasquée par la chatte et elle rêve d’être une souris. Son vœu se réalisera-t-il? Les illustrations de Briony May Smith que nous avions découvert avec Mon amie la licorne sont magnifiques et font monter la tension dans les différentes apparitions de la chatte (son ombre ou bien encore son œil dans le sapin). Un très joli conte de Noël sur l’acceptation de soi!

  • (Album jeunesse) Même pas en rêve! de Beatrice Alemagna

Même si la rentrée scolaire est déjà bien derrière nous, nous avons lu Même pas en rêve! de Beatrice Alemagna (éd. L’école des loisirs, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans repéré chez Bidib qui l’avait bien apprécié. C’est le premier jour d’école pour Pascaline, une chauve-souris. Mais il est hors de question pour elle d’y aller au point qu’elle crie sur ses parents qui rapetissent. Elle les cache sous son aile et part à l’école, rassurée d’avoir ses parents avec elle. Et si pourtant l’école sans les parents c’était mieux? Comme toute histoire de première rentrée des classes, Pascaline va vivre les temps forts d’une journée d’école tout en devant s’occuper de ses parents. Les illustrations sont pleines de pep’s et colorées. Pascaline avec sa petite bouille d’effrontée est attachante. Un bon moment de lecture rigolo!

  • (Album jeunesse) La mystérieuse baleine de Daniel Frost

Nous lisons La mystérieuse baleine de Daniel Frost (éd. L’école des loisirs, 2020, rééd. 2022), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui est le livre de janvier de l’abonnement Kilimax. Dans le Grand Nord, Nils, un jeune garçon est fasciné par la baleine que son père a vu petit et qui peuple les histoires racontées le soir à sa petite sœur Anna et à lui. A bord de son kayak dans lequel s’est caché Anna, il part à sa recherche. Rencontreront-ils à leur tour cette mystérieuse baleine? Il y est question de relation frère/sœur, de courage, d’aventure, de quête initiatique à travers une magnifique rencontre qui leur permettra de souder le lien fraternel entre Nils et Anna. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux illustrations épurées qui révèlent la beauté et l’immensité de la banquise!

  • (Album jeunesse) Roule, Ginette! d’Anne Dory et Mirion Malle

Dans nos lectures sur le thème de la galette des rois, nous lisons également Roule, Ginette! d’Anne Dory et Mirion Malle (éd. La ville brûle, 2021), un album jeunesse au format à l’italienne, à partir de 4 ans et qui reprend le conte traditionnel russe Kobolok pour en donner une version féminine, la Vieille se décidant à quitter le Vieux. Comme dans Roule Galette de Natha Caputo et Pierre Belvès, la Vieille appelée ici Ginette prépare une galette sans aucune aide du Vieux. Alors qu’elle pose la galette au bord de la fenêtre pour la refroidir sous un rayon de soleil, elle se dit qu’elle aimerait bien être à sa place pour se prélasser au soleil. Soudain, elle se transforme en galette et part sur le sentier, croisant des animaux qui voudraient bien la manger. Sera-t-elle croquer par le renard? Il y est ainsi question de liberté, de bonheur et de sororité.

  • (Album jeunesse) Neige d’Olga Lecaye et Grégoire Solotareff

Nous lisons aussi Neige d’Olga Lecaye et Grégoire Solotareff (éd. L’école des loisirs, 2000), un album jeunesse à partir de 6 ans. Il était une fois un loup blanc qui tente de survivre à son premier hiver, après avoir été abandonné par ses parents en raison de sa différence de couleur de peau et sans même avoir reçu de nom. Affamé, triste et seul, il tente de se lier d’amitié avec un rouge-gorge puis avec un loup noir, Léo. Il y est question d’abandon, de solitude, de quête d’identité et d’amitié. Les jolies illustrations d’Olga Lecaye viennent atténuer la tristesse de l’histoire qui se finit, à la toute fin, bien. 

Des lectures adulte:

J’ai lu plusieurs romans légers, la plupart en autoédition, dont encore une romance de Noël.

  • (Romance de Noël) Le jour où j’ai failli ne pas t’aimer de Marie Lerouge

Même si nous sommes presque à la fin du mois de janvier, je continue à lire des romances de Noël. Je n’en aurai jamais lu autant que cet hiver. J’ai ainsi lu en e-book Le jour où j’ai failli ne pas t’aimer de Marie Lerouge (éd. Autoédition, 2020, 232 pages), une courte romance de Noël. Un groupe d’amis partent en Laponie pour fêter Noël et l’anniversaire d’Alex qui se remet difficilement du décès de sa tante qui l’a élevé et qui se montre peu accueillant avec Léonie tant il est concentré sur les dernières volontés de sa tante. Léonie aurait d’ailleurs préféré passer Noël toute seule, embarquée bien malgré elle dans ce voyage par sa meilleure amie Orianne. Mais si Noël était propice à réparer ces deux cœurs brisés?

Il y est question de passé familial douloureux tant pour Alex que Léonie, de peur à aimer et de résilience. Un doux et bon moment de lecture avec l’attachant duo Alex/Léonie qui en se découvrant vont panser leurs blessures affectives pour se donner le droit de vivre et pour mieux s’aimer! J’ai noté des passages gourmands et l’envie de tester à Noël prochain comme Léonie un glögg, « la version suédoise du grog, avec beaucoup d’épices et un soupçon de vodka » (p.117).

  • (Romance) La trilogie Si tu peux... de Marlene Eloradana

J’ai lu à la suite les trois tomes, en e-book, de cette trilogie de Marlene Eloradana (éd. Autoédition, 2021), des romances légères, feel-good et rigolotes avec une bande d’amis attachante et déjantée en Écosse. Dans le tome 1, Coach me (445 pages), Travis engage Amy pour coacher en séduction son frère jumeau, Cameron. Âgé de 27 ans et au franc parler, ce dernier n’a jamais eu de relation. Au fil des jours, il peut compter sur sa coach qui ne lui est pas insensible pour mieux se comporter avec la gent féminine. Âgée de 34 ans et récemment divorcée, Amy se laisse charmer elle-aussi par le tempérament décalé de Cameron. Parviendra-t-elle à rester professionnelle avec lui alors qu’ils se rendent à un concours dans les Highlands?

Dans le tome 1,5 Catch me (144 pages) et dans le tome 2 Play me (376 pages), l’histoire s’intéresse à la romance entraperçue dans le premier tome entre Travis et Zoey. Ils se retrouvent après plusieurs années sans nouvelles l’un de l’autre. Zoey met au défi Travis de ne coucher avec aucune femme pendant trois mois. Puis trois mois plus tard, Cameron et Amy vivant désormais ensemble, Zoey devient la colocataire de Travis, ce dernier pariant avec elle sur celui qui fera craquer l’autre en premier. Chacun regorge d’imaginations pour y arriver, remuant à cette occasion leur passé familial douloureux. Cameron n’est jamais loin surtout lorsqu’il prépare une soirée d’Halloween réunissant la bande d’amis ou en tentant de conseiller son frère. Parviendront-ils à s’avouer leur amour? Derrière la romance légère, l’autrice aborde des thèmes plus difficiles comme les relations toxiques, les violences intrafamiliales pour Zoey et le deuil pour les frères jumeaux, ce qui a eu des conséquences sur leurs relations amoureuses.

 

Nos lectures « La Belle et la Bête »

Après avoir lu La Belle et Ganesh lors du RAT des Contes et légendes d’Inde le mois dernier, j’ai eu envie de rédiger un billet thématique sur La Belle et la Bête, le thème du mois d’août du Challenge 2021, cette année sera classique étant « L’Amour ». Finalement je ne fais ce billet qu’en septembre autour de ce conte dont la version la plus connue est celle de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont et parue en 1756.

Des versions classiques (texte intégral ou abrégé/adapté):

  • (Recueil de contes) La Belle et la Bête et autres contes

J’ai lu La Belle et la Bête et autres contes (éd. Librio, diff. Flammrion, 2016, 79 pages), un recueil de contes courts et reprenant le texte intégral en commençant par le plus connu de ces contes, La Belle et la Bête.

Un riche marchand, père de six enfants perd toutes ses richesses et part vivre avec eux à la campagne. Un jour, il retourne en ville. Mais en revenant, il se perd et trouve refuge dans un château. Se souvenant que sa fille cadette, Belle lui avait demandé une rose, il en cueille une dans le jardin du château, provoquant la colère de son propriétaire, la Bête. Le marchand l’implore de revoir une dernière fois ses enfants. Pour sauver son père, Belle accepte de vivre auprès de la Bête, malgré sa peur et le dégoût ressenti à la vue de ce monstre. Et si les apparences étaient trompeuses?

Mêlant ambiance surnaturelle et parcours didactique/initiatique d’une jeune femme préparée au mariage, l’autrice apporte une réflexion sur l’Amour, qu’il soit paternel, filial ou marital et partant sur le bonheur et sur ce qu’est une richesse ou bien encore la monstruosité. Elle aborde aussi les thèmes des apparences trompeuses, du mariage, du bonheur et de jalousie (avec les deux sœurs de Belle).

Les contes qui suivent reprennent les mêmes thématiques, en particulier l’éducation de la Vertu au sens du XVIIIe siècle. Étymologiquement associée à des qualités viriles comme le courage et la force morale, la Vertu glisse sémantiquement pour signifier une disposition à faire constamment le bien puis est associée à la femme qui doit être fidèle et chaste au XVIIIe siècle. Elle est le contraire du Vice qui est à proscrire dès le plus jeune âge, dans l’éducation des enfants.

L’autrice était également gouvernante d’enfants de la haute société anglaise. Ce sont des contes moraux où il est question d’éducation des jeunes enfants – fille ou garçon – pour les instruire au mieux selon leur tempérament. Plusieurs des contes mettent scène des jumelles comme dans Belote et Laidronette, la première est si belle qu’elle en oublie de cultiver son esprit et sera aidée par sa sœur pour reconquérir le cœur de son époux. Il est aussi question de distinguer l’amour-passion de l’amour-amitié, la seconde étant à privilégier pour un mariage réussi, la beauté se fanant et l’esprit perdurant. D’autres mettent en scène des jumeaux comme dans Le prince Fatal et le prince Fortuné, les corrections/malheurs subis par le premier afin de remédier à son mauvais caractère de naissance tandis que le second, gâté par la flatterie est devenu méchant alors qu’il était né bon.

  • (Album jeunesse) La belle et la bête de Madame Leprince de Beaumont et Annette Marnat

Après avoir lu La Belle et la Bête et autres contes de Madame Leprince de Beaumont, j’ai enchaîné avec cette version illustrée par Annette Marnat (éd. Flammarion Jeunesse, Père Castor, 2017), un album jeunesse à partir de 5 ans et aux magnifiques illustrations. Le trait délicat et doux d’Annette Marnat accompagne le texte merveilleux où il est question de malédiction, d’amour, de vertu, de jalousie et d’apparences trompeuses. Un très bon moment de lecture!

  • (BD jeunesse) La Belle et la Bête d’Hélène Beney et Dawid

Nous avons également lu La Belle et la Bête d’Hélène Beney et Dawid (éd. Bamboo, 2020) dans la collection « Ma première BD » à partir de 3 ans presque sans texte (à l’exception d’un titre par planche) et qui contient également un petit dossier pour apprendre à dessiner les personnages principaux de l’histoire ainsi qu’une version contée. Les émotions ressenties par Belle qui évoluent au-fur-et-à-mesure de sa relation avec la Bête sont bien rendues, comme celles de la Bête qui se font écho de celles de la jeune femme. Une jolie version pour se replonger dans le conte originel et initiée les plus jeunes lecteurs au format BD!

Des versions revisitées/détournées du conte:

  • (Album jeunesse) La Belle et Ganesh de La Luciole Masquée et Joël Cimarrón

J’avais également lu La Belle et Ganesh de La Luciole Masquée et Joël Cimarrón (éd. Karibencyla, 2009), un album jeunesse à partir de 6 ans et qui est une version revisitée du conte, la Bête étant ici le dieu Ganesh, dieu de la Sagesse et de l’Intelligence accompagné de sa petite souris blanche, Mûshika et le lilas blanc ayant remplacé la rose. J’y retrouve les mêmes thèmes que dans le conte originel, même s’il s’agit avant tout d’amitié que d’amour. Alors que dans l’histoire originelle, les deux méchantes sœurs de Belle font des mariages ratés. Ici, la punition est toute autre et renvoie au folklore hindou. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux très jolies illustrations à l’huile! Pour un autre avis sur cet album: Blandine.

Participation #56 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte classique

Participation #22 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Conte classique

challenge 2021 lire au féminin

Participation #56 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice/illustratrice françaises

Participation #7 aux Étapes Indiennes de Hilde et Blandine #Étapes n°6 et 8

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