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Au fil des pages avec Les Souris du Buisson-aux-Mûres, L’Hiver

Après le tome sur L’Automne, nous avons lu et relu Les Souris du Buisson-aux-Mûres, L’Hiver de Jill Barklem (éd. Qilinn Éditions, mars 2024, 32 pages), un album jeunesse à partir de 3 ans et paru pour la première fois au Royaume-Uni en 1980. Au milieu de l’hiver, les premiers flocons tombent et recouvrent le Buisson-aux-Mûres. Et si c’était l’occasion pour les souris d’organiser un bal de neige pour fêter l’hiver? Chacun s’active dans la construction de la salle des glaces ou en cuisine pour préparer de nombreux plats pour le bal à venir.

Nous avons tout autant apprécié ce tome que le précédent, au charme suranné, avec des souris à l’apparence so british et aux illustrations douces et gourmandes, les souris ne manquant pas l’heure du thé. Mon mini lutin a particulièrement apprécié la salle de glaces qui lui a rappelé La Reine des Neiges. L’histoire est douce et enfantine, avec des souris enfants qui ont hâte de découvrir la neige. Les plus grands ne sont pas en reste non plus, heureux de s’amuser et de danser, profitant pleinement de la nuit, une fois les petits endormis. Il y est ainsi question de vivre ensemble, de joie de vivre, de d’émerveillement face à une Nature hivernale, de réconfort et de moment de partage, pour le plus grand bonheur des petits et des grands.

Encore un très bon moment de lecture réconfortante, chaleureuse mais aussi gourmande, parfaite pour un hiver cosy! J’ai d’ailleurs relevé de nombreux passages gourmands, à l’image de l’illustration de couverture, que ce soit les plats de Mme Apple (pâtés, puddings, gâteaux à l’anis, café de maïs…) que ceux de la famille Toadflax (soupe de noisettes, tartines beurrées, thé de feuilles de mûrier…), la préparation du souper du bal (tartes, gâteaux aux pommes ou à la crème, punch aux groseilles…) ou l’immense réserve des souris. Au passage, je coche la case « Cuisine de fête » du bingo gourmand 2025.

Participation #8 Challenge Christmas Time 2024 de MyaRosa #Album jeunesse

Participation #10 Challenge Il était 12 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Album jeunesse

Participation #5 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Royaume-Uni (Angleterre)

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Animal: « Souris »

Participation #3 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #cuisine de fête

Au fil des pages avec Un Noël à la campagne

Comme depuis désormais quelques années avec les copinautes, Syl et Isabelle, j’ai lu en lecture commune avec elles Un Noël à la campagne d’Anne Perry éd. 10/18, n°6023, novembre 2024, 186 pages), un court roman policier de Noël se déroulant à quelques jours de Noël et à l’approche du nouveau siècle (le XXe).

Dans ce nouvel opus spécial Noël d’Anne Perry (sans doute le dernier, celui-ci ayant été publié à titre posthume), nous retrouvons la grand-mère paternelle de Charlotte Pitt, Mariah Elison, une veuve désormais âgée de plus de 80 ans, qui se rend à St-Helens, un petit village dans la campagne anglaise, dans le comté de Dorset, fêter Noël chez une amie de longue date, Sadie Alsop et son mari. Mais dès son arrivée, elle ne peut séjourner chez eux, Sadie ayant disparu sans que cela n’inquiète plus que cela son mari qui l’accueille très froidement. Bien décidée à retrouver son amie, Mariah commence à enquêter, venant à douter des intentions de son amie et se sentant bien différente d’elle et de ce qu’elle était autrefois. Sadie s’est-elle enfuie d’un mari violent? A-t-elle été enlevée? Est-elle morte?

J’ai apprécié ce court roman qui fait la part belle à l’esprit de Noël et aux bons sentiments ainsi que la prise de conscience de Mariah Elison et ses regrets ou remords sur sa vie passée, n’ayant pas réussi à se libérer des carcans et pressions familiales et sociétales, contrairement à sa petite fille qui a fait fi des convenances sociales imposées aux femmes de son époque en faisant preuve de bien plus de courage qu’elle. Et si elle y réussissait finalement dans ses dernières années de vie? Son personnage a bien évolué depuis que je l’avais découvert dans le premier tome de la série « Charlotte et Thomas Pitt », L’étrangleur de Cater Street d’Anne Perry (éd. France Loisirs, janvier 1998, 382 pages).

J’ai également apprécié les deux personnages secondaires qui viennent aider Mariah, Gwendolyn Cooper, la sœur cadette d’Annabel et Oliver Mallard, le libraire du village, permettant à notre enquêtrice amatrice de faire le tri parmi les rumeurs et ragots circulant dans le village.

Il y est ainsi question de résilience, de seconde chance dans le choix de vie, d’amitié (parfois donnée à tort), de chantage, de faux-semblant, de condition de la femme à l’époque victorienne… En effet, l’autrice se questionne cette fois-ci non pas à qui accordé son amour mais son amitié.  Alors, certes, comme souvent, il y a des longueurs et des redites dans le récit d’Anne Perry mais j’ai passé un bon moment de lecture!

Pour d’autres avis sur cette lecture de Noël: Isabelle, Syl, Bianca

Participation #5 Challenge Il était 12 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Roman policier de Noël

Participation #4 Challenge Christmas Time 2024 de MyaRosa #Roman policier de Noël

Participation # (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2024 de Bidib #Royaume-Uni

Participation # Challenge British Mysteries 2024 de Lou et Hilde #Roman policier de Noël

Au fil des pages avec Les Souris du Buisson-aux-Mûres, L’Automne

Comme les copinautes, nous avons lu avec mon mini lutin Les Souris du Buisson-aux-Mûres en commençant par le tome de saison, celui sur L’Automne de Jill Barklem (éd. Qilinn Éditions, mars 2024, 32 pages), un album jeunesse à partir de 3 ans et paru pour la première fois au Royaume-Uni en 1980. Alors que les souris du Buisson-aux-Mûres sont en pleine récolte avant l’hiver et l’arrivée de la pluie, la petite Primrose échappe à la vigilance de son père, Lord Woodmouse en pleine cueillette de mûres et s’éloigne des autres souris, curieuse de découvrir la campagne environnante. Mais lorsque la nuit tombe et la tempête se  lève, elle se perd. Sera-t-elle retrouvée saine et sauve?

L’histoire et les illustrations vintage et un brin suranné m’ont fait penser, également, à l’univers de Kazuo Iwamura (La famille Souris et les écureuils Nic, Nac et Noc) et de Beatrix Potter. Les illustrations regorgent de détails avec un texte plus long que chez Kazuo Iwamura et une petite leçon de vie comme chez Beatrix Potter. Il y est ainsi question de curiosité, d’exploration, de peur, de solidarité… La Nature est alors vue à hauteur de souris (ou d’enfant), parfois enchanteresse et parfois terrifiante. 

Un très bon moment de lecture à la douce ambiance enfantine, so british et automnale! Sans oublier une touche d’inquiétude, lorsque la petite souris se perd ou de notes gourmandes, que ce soit, par exemple, la réserve remplie de provisions (mûres, aubépines, champignons et autres gourmandises…) ou le thé servi accompagné d’un cake par les souris des champs. Nous avons déjà lu le tome sur L’hiver (éd. Qilinn Éditions, octobre 2024, 32 pages) tout aussi mignon avec l’organisation d’un bal de neige. Il en existe un sur les deux autres saisons.

Pour d’autres avis sur ce tome: Bidib, Syl et Hilde.

Participation # Challenge Halloween 2024 de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Lieu: « Buisson-aux-Mûres »

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2024 de Bidib et Fondant #Cuisine champêtre et teatime

Participation #11 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2024 de Bidib #Royaume-Uni (Angleterre)

Au fil des pages avec Petits meurtres à Endgame

N’ayant pas pu l’emprunter à temps l’année dernière pour la lecture commune de Noël, j’ai lu, pendant le RAT de Noël du week-end dernier, Petits meurtres à Endgame d’Alexandra Benedict (éd. Charleston, octobre 2022, 448 pages), un cosy mystery se déroulant en Angleterre, dans le Yorkshire, à l’époque contemporaine.

Lily Armitage, une couturière âgée de 33 ans vit seule à Londres. Afin de respecter les dernières volontés de sa tante Liliana, elle accepte de revenir, à Noël, une dernière fois au manoir familial, Endgame House et de participer avec ses cousins, cousines et leurs conjointes – Tom, Ronnie et sa femme Philippa, Gray, Sara, Rachel et sa femme Holly, pendant 12 jours, à une série d’énigmes dont le vainqueur deviendra propriétaire du manoir en trouvant la bonne clé sur les 12 clés à trouver, clé qui permettra d’ouvrir une pièce secrète du manoir, sous la supervision d’une avocate et amie d’enfance de Lily, Isabelle.

Mais très vite, piégée avec sa famille et la domestique, Mrs Castle, par une tempête de neige et sans moyen de communication, la jeune femme replonge dans son douloureux passé, le jeu devenant un brin macabre. En effet, 21 ans auparavant, elle avait quitté ce manoir avec sa tante et ses deux cousins, Gray et Sara, après qu’elle avait découvert le corps de sa mère, Mariana, morte dans le labyrinthe du jardin. Lily saura-t-elle enfin la vérité sur le décès de sa mère? Suicide ou assassinat?  Que lui a caché pendant tant d’années sa tante? Cette quête de vérité est bien plus importante pour elle que le jeu de piste pour l’héritage, Lily laissant cela à ses cousins.

Quand je l’avais repéré à sa parution, j’avais été tentée par ce ce huis-clos familial qui était présenté comme prenant la forme d’un cluedo à la mode « Agatha Christie ». Puis avant même de débuter le roman lui-même, j’ai été emballée par le fait que l’autrice ait glissé deux jeux à l’intention du lecteur: trouver les anagrammes des 12 cadeaux de Noël de la comptine anglaise qui a inspiré ce jeu de pistes  et les 12 romans policiers préférés de l’autrice. Même la traductrice a glissé l’anagramme de ses prénom et nom.

Mais j’ai été déçue de ma lecture malgré l’idée de départ, l’ambiance à la Agatha Christie et les deux jeux glissés par l’autrice pour le lecteur. J’ai d’ailleurs trouvé un anagramme et 8 des romans policiers préférés de l’autrice. Certes, le style est plaisant et les pages s’enchaînent, l’esprit de compétition entre les cousins et la convoitise autour de l’héritage exacerbant les rancœurs et jalousie. Je voulais connaître le fin mot de l’histoire.

Mais très vite, le rythme s’est essoufflé, s’appesantissant sur les ressentis de l’héroïne au détriment des autres personnages. Je les ai d’ailleurs trouvé au final peu développés, trop superficiels, même fades, ne permettant pas de s’y attacher, même lorsqu’ils sont assassinés. De même, je ne me suis jamais inquiétée pour l’héroïne, ayant très vite compris qui était le coupable et que quoi qu’il arrive, elle survivrait, et ce de façon totalement incohérente au vu des raisons de ces meurtres. J’avais dans ma PAL le dernier roman de l’autrice, Meurtres sur le Christmas Express mais je vais le laisser de côté pour le moment.

Ce n’était donc pas une bonne pioche pour moi comme les Anne Perry spécial Noël lus ces deux dernières années, même si je vais retenter l’expérience avec La fiancée de Noël cette année en lecture commune avec Isabelle et Syl.

J’ai enfin noté de nombreux passages gourmands, Mrs Castle régalant la famille Armitage de nombreux plats traditionnels anglais de Noël comme les crackers du repas de Noël, saumon fumé, le Christmas pudding, des teatimes avec « des mince pies (accompagnées ou non) de crème au brandy, de beurre au brandy et de verres de brandy » (p.170) ou bien encore « le repas traditionnel du Boxing Day (du 26 décembre): des plats fumants sur lesquels s’entassent de généreux morceaux de dinde, de jambon rôti au Coca et de bubble and squead – la spécialité de petits pâtés de légumes frits réclamés par Gray. Des bocaux de chutney fait maison à partir de produits récoltés sur les terres d’Endgame » (p.215)… J’ai d’ailleurs apprécié cette ambiance festive avec les rituels et traditions familiales du réveillon, malgré une famille Armitage bien antipathique et des membres guère soudés entre eux.

Petit aparté judiciaire (spoiler): certes, l’histoire se déroule en Angleterre mais si le décès de la mère de Lily remonte à plus de 20 ans, il est très surprenant qu’aucune enquête policière pour mort suspecte n’ait été déclenchée ni aucune autopsie pratiquée, surtout que l’un des membres de la famille remettait en doute la cause du suicide. En France, le Procureur de la République aurait été saisi et dans un tel cas de figure, un procès aux assises en aurait découlé. Cela m’a rendu bien peu crédible la fin du roman. 

Pour d’autres avis bien plus enthousiastes que moi sur ce roman: Chicky Poo, MyaRosa, Nathalie, Carole, SorbetKiwi, Mylène, Bianca, Belette et Samarian.

Participation # Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #Cosy Mystery de Noël

 

Participation # Challenge Christmas Time 2023 de MyaRosa #Cosy Mystery de Noël

 

Participation # Challenge Il était 11 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Cosy Mystery de Noël

 

Participation # (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #Royaume-Uni

 

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2023 de Bidib et Fondant #Cuisine anglaise de Noël

Au fil des pages avec Sous les étoiles de Bloomstone Manor

Pendant le Mois Anglais 2023, j’ai lu Sous les étoiles de Bloomstone Manor de Mary Orchard (éd. Casterman, 2023, 310 pages), un roman jeunesse historique à partir de 13 ans. En 1898, Agathe Langley est une jeune femme de 19 ans passionnée par les sciences, en particulier l’astrophysique qu’elle étudie en secret grâce à l’aide de sa gouvernante. Retirée à la campagne avec ses parents, elle fait connaissance de leur voisin, Lord Nathanaël Stone qui l’invite à venir seule dans sa demeure de Bloomstone Manor et à participer à un concours de sciences naturelles organisé par la Royal Society. Contre l’avis de ses parents qui n’envisagent pour elle que le mariage et grâce au patronage de Lord Stone et le soutien d’Adrian Carver, parviendra-t-elle à mener à bien ses recherches sur la découverte d’une nouvelle planète?

Derrière la douce et mignonnette romance slow burn entre Agathe et Adrian, deux jeunes adultes qui ne voient pas que chacun des deux est amoureux de l’autre, il  y est question de la condition de la femme à l’époque victorienne que ce soit au sein de la famille/du couple, de l’accès à l’éducation et aux carrières professionnelles comme les sciences/l’astrophysique (avec des questionnements autour d’une nouvelle planète), des rapports Homme/Femme, d’égalité des sexes, d’homophobie (l’homosexualité étant alors fermement condamnée pénalement), de féminisme ou bien encore de filiation.

L’autrice reprend pour un lectorat adolescent les codes de la romance historique avec des personnages atypiques et attachants. Agathe se révèle déterminée dans sa quête d’émancipation parentale en participant au concours tout en étant timide et incertaine dans ses premiers émois amoureux. Lord Stone est chaleureux et bienveillant à l’égard de tous les êtres qui lui sont chers, que ce soit Adrian, son personnel ou son amour interdit. Un bon voire très bon moment de lecture!

Pour d’autres avis sur ce roman jeunesse: Émilie, Bianca et Belette.

Participation # Le Mois Anglais 2023 de Lou et Titine #Roman jeunesse

 

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Lieu: « Bloomstone Manor »

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