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Pause ciné: L’ogre de la Taïga

La semaine dernière, la classe de mon mini lutin est allée à la cinémathèque voir L’ogre de la Taïga sorti en France en 2013 et composé de 4 courts métrages d’animation russes (Studio Pilot) à partir de 4 ans mettant en scène, dans des styles différents, des contes slaves indépendants les uns des autres. Les techniques d’animation traditionnelles et le rythme lent peuvent dérouter. Mais les thèmes abordés captent l’attention (la ruse, le mensonge ou encore de la quête du bonheur…).

C’est aussi l’occasion de faire découvrir la culture russe aux plus jeunes. En effet, entre chaque intermède, le narrateur donne des informations rapides sur la Russie et la région dont est issu le conte (drapeau, folkore russe, texte en cyrillique…). D’ailleurs, L’ogre de la Taïga fait partie d’un projet plus vaste de « La montagne des joyaux ».

  • Le chat et la renarde de Konstantin Bronzik (2004)

Un chat fainéant et insupportable est abandonné par son maître dans la forêt. il y fait la connaissance d’une renarde à qui il prétend être le gouverneur de Sibérie. En retour, la renarde lui demande d’être sa femme, voyant en lui un moyen rusé pour mener une vie paisible, sans avoir à se soucier des grands prédateurs de la forêt. Son plan fonctionnera-t-il?

Le duo chat/renarde fonctionne bien. Le chat ne doit sa survie qu’à l’intelligence de la renarde qui arrive par la ruse et la manipulation à avoir de la nourriture de la part des grands prédateurs tels que le loup, l’ours et le sanglier. Cela me rappelle Gruffalo (l’album jeunesse ayant également été adapté en court métrage d’animation que nous avions aussi vu l’année dernière à la cinémathèque). Les mêmes thèmes sont d’ailleurs repris dans le quatrième conte, Gare aux loups!, le hasard (ou pas) du doublage du bouc faisant qu’il s’agit du même doubleur que celui de la souris dans Le Gruffalo, à savoir Pierre Lorgnay.

  • Les trois chasseurs de Sergueï Merinov (2010)

Le géant de la forêt attrape trois chasseurs et leur chien. Ils n’auront la vie sauve que s’ils arrivent, chacun leur tour, à raconter une histoire contenant un animal sans jamais prononcer le nom. Chacun à leur façon, les trois chasseurs parlent du même animal, un lièvre. Le géant le devinera-t-il?

Je crois que c’est le conte que j’ai le plus apprécié, même si les personnages les plus rusés sont les chasseurs. C’est avant tout le jeu des devinettes que j’ai trouvé très imaginatif et qui permet de faire comprendre aux jeunes spectateurs qu’il est possible de décrire un même animal de différentes façons (les dents, la queue ou les oreilles).

  • La petite Khavroshka d’Inga Korjnera (2007)

Après la mort de ses parents, Khavroshka, une petite fille est recueillie avec sa vache par une vieille femme-sorcière qui vit avec ses trois filles. La petite fille devient très vite une domestique maltraitée et jalousée pour sa beauté. Chaque soir, elle se réfugie auprès de sa vache magique, seule véritable amie qui la rattache à ses parents et qui lui permet de faire les dures corvées dont certaines sont irréalisables. Mais la vieille femme se doute de quelque chose et envoie ses filles espionner Khavroshka qui arrive à déjouer la surveillance de deux des trois sœurs, mais pas la dernière, oubliant de lui fermer son troisième œil. 

Ce conte m’a fait penser à Cendrillon. Comme elle, Khavroshka est une souillon orpheline qui deviendra princesse, la fée étant ici la vache protectrice. Il est assez sombre et dur, malgré la fin heureuse, surtout pour les jeunes spectateurs puisqu’on voit la mort des parents de la petite fille emportés dans l’autre monde et que la vache est tuée puis mangée avant de revivre sous la forme d’un pommier. Nous en avions déjà lu une autre version de ce conte, Févronia la douce dans Contes de Russie de Robert Giraud et Sébastien Pelon (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 2013) avec la vache magique mais en rendant moins omniprésente la mort des parents de la petite fille.

  • Gare aux loups! de Natalia Berezovaya (2005)

Un bouc se sauve avec un bélier qui était sur le point d’être tué par leur propriétaire pour être mangé. Alors qu’ils cherchent un endroit pour la nuit, ils aperçoivent un feu de camp entretenu par des loups. Finiront-ils manger? Ou arriveront-ils à vivre paisiblement avec leurs prédateurs?

Comme dans Le chat et la renarde, nous retrouvons la même mécanique comique autour d’un duo cette fois bouc/bélier, le bouc faisant preuve de beaucoup de ruse et de courage, rattrapant même la niaiserie du bélier, pour finir plus fort que les loups et même que l’ours appelé en renfort par ces derniers. Une histoire rigolote qui renverse les codes établis entre prédateur/proie!

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à aller sur le site des Films du Préau (extraits/photos, jeux et activités…).

Participation #49 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Au fil des pages avec le tome 17 d’Ana Ana

Pré-réservé à la librairie, nous avons découvert le dernier tome d’Ana Ana le jour même de sa sortie tellement nous apprécions cette BD jeunesse. Et c’est encore un coup de cœur! Il s’agit du tome 17: Ana Ana, Va-t-en, va-t-en, chagrin! d’Alexis Dormal et Dominique Roques (éd. Dargaud, 2021), une BD jeunesse toute mignonne pour les 3/6 ans. Ana Ana est très triste après qu’une petite fille de son école n’a pas voulu être son amie. Elle ne veut même plus jouer avec ses doudous. La voyant ainsi déprimée, les doudous tentent de lui redonner le sourire avec une pièce de théâtre dans le jardin de la petite fille. Arriveront-ils à la réconforter et lui faire prendre conscience qu’il ne tient qu’à elle d’être heureuse?

Cette nouvelle histoire est toujours aussi tendre et adorable que les précédentes. Les doudous font preuve de beaucoup d’empathie pour aider Ana Ana (avec un Touffe de Poils encore irrésistible en jouant sur scène le rôle d’Ana Ana). D’autre part, en faisant des doudous des comédiens, le duo autrice/illustrateur montre leur attachement au théâtre, après les librairies dans le tome 15, Les doudous libraires. Une jolie histoire feel good qui fait du bien en ces temps de reconfinement!

Au fil des pages avec Le marchand de bonheur

Nous avons lu Le marchand de bonheur de Davide Cali et Marco Somà (éd. Sarbacane,  2020), un album jeunesse à partir de 4 ans mais qui sera mieux compris des plus grands. Nous suivons Monsieur Pigeon, marchand de bonheur lors de sa tournée en camionnette auprès des différents oiseaux habitant un arbre. Mais le bonheur s’achète-il vraiment? Que peut bien contenir les pots de toute taille ainsi vendus? A la fin de la tournée de Monsieur Pigeon, un pot tombe de la camionnette et est ramassé par Monsieur Souris.

Avec son titre et sa couverture particulière, cet album jeunesse m’a intriguée. Les illustrations au style rétro apportent un charme onirique au porte-à-porte du marchand. En effet, Monsieur Pigeon enchaîne les ventes, chaque client choisissant des pots différents, soit un petit soit plusieurs voire même aucun. Mais le bonheur tient-il à un pot? Les illustrations fourmillent de détails tant dans les habitats que dans le style vestimentaire. C’est aussi l’occasion d’une petite séance ornitho en identifiant les différents oiseaux de l’histoire.  Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse qui permet d’aborder la notion philosophique du bonheur avec les jeunes lecteurs!

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