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Au fil des pages avec Sur l’île

J’ai lu Sur l’île d’Elizabeth O’Connor (éd. JC Lattès, mai 2024, 272 pages), un court roman d’apprentissage se déroulant sur une île au large du pays de Galles, de septembre à décembre 1938. Âgée de 18 ans, Manod vit avec son père veuf et pêcheur de homards et Llinos, sa sœur cadette âgée de 12 ans. Un jour, une baleine s’échoue et deux ethnologues anglais, Edward et Joan, viennent pour étudier le mode de vie insulaire et le folklore des habitants de l’île, engageant la jeune femme qui maîtrise parfaitement l’anglais comme assistante et traductrice. Leur arrivée lui redonne l’espoir d’une autre vie, sur le continent anglais. En effet, contrairement à sa sœur cadette, Manod aspire à une autre vie loin de l’île aux dures conditions de vie en devant professeure. Mais peut-elle y croire et faire confiance aux deux ethnologues?

Il y ainsi question d’émancipation féminine, de famille, de la vie insulaire avec son rythme propre lié aux saisons et aux marées et bien différent du continent, de la nature omniprésente à l’image du prologue, de solidarité entre les îliens vivant de la pêche ou de l’élevage de moutons et qui font face à l’exode des plus jeunes, de traditions insulaires…

Avec des chapitres très courts, sobres et épurés, l’autrice dresse un portrait très touchant et tout en délicatesse de cette jeune femme pleine de rêves, d’espoirs et de doutes. On ressent sa sensibilité à fleur de peau et le désespoir qui semble ne pas quitter les îliens, même ceux partis sur le continent, la guerre n’étant pas loin d’éclater. Les chapitres alternent la décomposition de la baleine, les transcriptions des ethnologues et le récit en lui-même avec Manod et les îliens. Un très bon moment de lecture avec ce premier roman de l’autrice pour lequel elle s’est inspirée d’îles existantes au large de la Grande-Bretagne et de l’Irlande et qui se finit en décembre avec les fêtes de Noël!

J’ai enfin relevé quelques légendes galloises ou plus largement celtes ou britanniques avec par exemple les selkies ou femmes-phoques, décrites comme des fées par certains habitants ou autres chansons folkloriques se transmettant par l’oralité au sein des familles de l’île et retranscrites par les deux ethnologues sur le phonographe ou bien encore de croyances ou superstitions en lien avec les éléments de la Nature, la fête de la Mari Lwyd, à Noël, où un des habitants, cette année-là le père de Manod, Tad porte un crâne de cheval décoré de rubans et de clochettes en tête de la procession

Participation #5 Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #Folklore gallois

Participation #7 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Royaume-Uni

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Lieu: « Île »

Au fil des pages avec le tome 1 de Blue au Pays des Songes

Pendant le Mois Italien 2021, j’ai lu le tome 1 de Blue au Pays des Songes, La forêt envahissante de Davide Tosello (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2020), une BD jeunesse à partir de 11/12 ans, intriguée par la magnifique couverture.

Agoraphobe depuis la mort de son père, Blue est une adolescente vivant avec sa mère, dans une maison à l’orée d’une forêt. Un matin, elle se réveille seule, sa mère n’étant pas là. Alors qu’elle est en train de prendre son petit déjeuner, elle est attirée vers l’extérieur par le bruit de nombreux avions en papier. Prise d’une crise d’angoisse, elle surmonte sa peur pour aller récupérer devant le pas de sa porte un étrange colis à son nom contenant une toute petite baleine.

Soudain, tout bascule. La forêt devient malveillante et pénètre dans sa maison. Le monstre-tempête qui avait épargné Blue petite est revenue pour exécuter sa promesse de la dévorer. La jeune fille est alors projetée dans un monde inconnu, mystérieux et magique, le Pays des Songes. Protégée par la toute petite baleine, Blue doit à tout prix fuir, malgré son chagrin de laisser derrière sa mère prisonnière du monstre-tempête. Elle rencontre alors MJ, un jeune adolescent rêvant de devenir basketteur et qui veut se rendre à Sad City. Elle décide de l’accompagner. Y parviendront-ils? Ou seront-ils happés à leur tour par cette terrifiante forêt qui dévore tout sur son passage, jusqu’aux êtres humains ou par tout autre danger qui rôde?

Côté scénario, l’intrigue assez confuse démarre lentement, en nous plongeant dans les souvenirs douloureux de Blue, avec le décès de son père par un monstre-tempête puis en même temps que la forêt malveillante progresse, le rythme s’accélère, au fil des rencontres plus ou moins inquiétantes de Blue et des lieux qu’elle traversent.

Graphiquement, les jolies illustrations de ce premier tome introductif décrivent un univers onirique qui me fait penser aux films d’animation de Hayao Miyazaki ou aux films de Tim Burton,  avec également des références à Dragon Ball Z  (la boule de cristal, les tortues de pierre), à Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll,  L’Histoire sans fin de Michael Ende et son Néant qui détruit tout sur son passage comme la forêt malveillante ou encore au dessin animé franco-japonais Clémentine de 1985 (la bulle de protection de Blue)…

Davide Tosello aborde des thèmes classiques en littérature jeunesse: peur et angoisses, rêves/cauchemars… Me viennent en tête des BD jeunesse lus dernièrement: L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur de Séverine Gauthier et Clément Lefèvre (éd. Métamorphose), Ninn de Jean-Michel Darlot et Johann Pilet (éd. Kennes) ou encore La Brigade des cauchemars de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (éd. Jungle, coll. Frissons). Il y est ainsi question d’aventures fantastiques, de courage, d’amitié et de dépassement de soi.

A la fin de la lecture un peu déroutante, beaucoup de questions restent sans réponses quant aux tenants et aboutissants de la quête de Blue, Davide Tosello ayant plongé le lecteur tout aussi vite que sa jeune héroïne dans un univers à la fois merveilleux et angoissant.

J’ai relu une nouvelle fois ce premier tome en écoutant en même temps la playlist musicale mentionnée par l’auteur qui accompagne les rêves de Blue tout au long de son aventure et qui permet de s’immerger différemment, de façon plus intimiste, dans l’histoire avec des airs de folk, de musique indé/électro ou de pop… Un bon moment de lecture, avant tout pour les illustrations! Je lirai la suite pour en connaître un peu plus dans le tome 2, Bienvenue à Sad City même si j’espère que le scénario sera plus abouti (un tome 3 étant d’ores et déjà prévu pour septembre 2021).

Participation #2 au Mois italien 2021 de Martine

Participation #57 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Petit déjeuner

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Couleur: « Blue »

Au fil des pages avec Ballade en mer

Nous lisons Ballade en mer de Nina Laden et Melissa Castrillon (éd. De La Martinière Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Sur une petite barque, un jeune garçon et une girafe partent en mer le temps d’une journée pour découvrir la beauté de la faune et de la flore marine. Mais bientôt la tempête se déchaîne, le petit garçon pouvant compter sur la présence rassurante de son ami la girafe.

Le titre s’écrit bien « Ballade » et non balade, renvoyant ainsi à la musicalité du texte, des phrases courtes et rimant entre elles. Accompagnant un texte très poétique, les illustrations aux couleurs crépusculaires sont magnifiques et remplies de petits détails. Que de beautés et de dangers pour cette aventure en mer épique! Émerveillement et peur s’alternent. Un très bon moment de lecture qui nous transportent par-delà les flots dans le monde imaginaire et onirique d’un petit garçon! Je suis très contente d’avoir été attirée par la couverture de cet album et de l’avoir emprunté à la médiathèque.

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Lieu: « Mer »

challenge 2021 lire au féminin

Participation #15 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice américaine et illustratrice anglaise

Participation #12 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Illustratrice anglaise

Au fil des pages avec L’enfant, la baleine et l’hiver

Cet hiver, nous réempruntons à la médiathèque L’enfant, la baleine et l’hiver de Benji Davies (éd. Milan Jeunesse, 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui correspond au deuxième tome d’une trilogie. Après avoir sauvé un baleineau, Noé continue de penser souvent à lui. Un soir d’hiver, inquiet de ne pas voir son père rentrer de sa journée de pêche, il va à sa recherche malgré la tempête de neige. Pourra-t-il compter sur l’aide du baleineau?

L’histoire se déroule plusieurs mois après celle de L’enfant et la baleine. Elle est une nouvelle fois tendre et magnifiquement illustrée. Cette fois, ce n’est pas la baleine mais Noé et son père qui ont besoin d’aide. Il y est ainsi aussi question d’entraide, d’amitié et d’amour filial. Nous ressentons également le froid et les difficiles conditions climatiques subies dans cette deuxième aventure. Encore un coup de cœur pour cet album jeunesse!

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Être humain: « Enfant »

Deuxième alphabet des animaux: B comme Baleine

Pour la semaine 28 de mon challenge sur Instagram #jojoenherbeetcieillustre qui associe la première lettre d’un animal avec une illustration tirée de la littérature jeunesse en suivant l’ordre de l’alphabet, il s’agit du B comme Baleine. Alors voici notre sélection des baleines qui sera mise à jour au fur-et-à-mesure de nos lectures.

  • L’enfant et la baleine de Benji Davies (éd. Milan jeunesse, 2013), un album jeunesse à partir 4 ans selon l’éditeur voire même avant. Les illustrations sont magnifiques pour décrire l’amitié entre Noé, un jeune garçon solitaire et un baleineau échoué. Nous retrouvons le baleineau dans les deux suites, L’enfant, la baleine et l’hiver et L’enfant et Grand-Mère.
  • Où l’océan rencontre le ciel des The Fan Brothers (éd. Little Urban, 2019, un album jeunesse à partir de 3 ans. Les illustrations sont superbes pour accompagner un formidable voyage de Lucas, un jeune garçon qui vient de perdre son grand-père.
  • Ana Ana Douce nuit, T1 d’Alexis Dormal et Dominique Roques (éd. Dargaud, 2017), une BD jeunesse pour les 3-6 ans et même avant. Baleineau est un des doudous d’Ana Ana, une petite fille espiègle et à l’imagination débordante. J’aurai pu également choisir une illustration du tome 3, Une virée à la mer, l’histoire se concentrant sur Baleineau.
  • La mer, c’est profond comment? d’Anna Milbourne et Serena Riglietti (éd. Usborne, 2013), un album jeunesse à partir de 4 ans. Chouchou, un petit manchot curieux tente de répondre à cette question en descendant dans les profondeurs de la mer, croisant en chemin une baleine bleue. Les très jolies illustrations sont reprises sont reprises sur un poster tout en longueur.
  • Tu t’ennuies, Minimoni? de Rocio Bonilla (éd. Père Fouettard, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui aborde le thème de l’ennui chez les tout-petits.
  • Le secret du rocher noir de Joe Todd-Stanton (éd. L’école des loisirs, 2018), un album jeunesse à partir de 6 ans avec l’histoire d’une jeune fille Erine qui veut en apprendre plus sur la légende du rocher noir. Il y est question d’écologie et de protection de l’environnement.
  • une baleine croisée par une petite goutte dans Bon voyage petite goutte d’Anne Crausaz (éd. MeMo, 2010), un album jeunesse à partir de 3 ans abordant le cycle de l’eau et son importance pour le monde du vivant.
  • Mon amie la sirène de Nathalie Minne  (éd. Casterman, 2016), un album jeunesse grand format à partir de 3 ans avec l’amitié entre un petit garçon Malo et une sirène qui font fi des préjugés des adultes pour découvrir le monde de l’autre sans en avoir peur.

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